Samedi 15 novembre 2008
Mais qu'est-ce que je fous là ? (Le Canard Enchaîné)
On ne sait plus quoi faire pour les motiver. Ou pour qu'ils aient l'air motivé. Voilà quelques années, ils devaient marcher pieds nus sur la braise. Aujourd'hui, on organise
pour les cadres des trucs encore plus idiots : construire une yourte et y dormir tous ensemble (afin de "se découvrir autrement") ; déjeuner à 50 mètres de hauteur,
suspendus par une grue (pour "renforcer l'esprit d'équipe") ; conduire un 4x4 à l'aveugle, uniquement guidé par les indications du copilote (pour apprendre à "communiquer
efficacement"). "Chaque fois que la convocation à notre convention annuelle arrive, j'ai envie de démissionner", raconte un cadre d'Orange dans "Capital" (11/2008). La
dernière fois, il a dû enfiler un costume gonflable de sumo et, ainsi déguisé, affronter deux de ses collègues sur le tapis... Quand les relations entre les gens sont entièrement
détruites par la hiérarchie, l'absurdité des tâches, le stress, l'infantilisation, l'entreprise essaie désespérément de les reconstruire, ces relations. C'est un désastre, évidemment.
D'après un sondage de l'Institut Gallup, l'heure est grave : en France, seulement 5 % des employés se sentiraient "engagés" dans l'entreprise. Et plus ils sont diplômés et
haut placés, plus ils s'en battent les flancs. Les "désengagés actifs" représenteraient pas moins de 20 % des bac + 5 ("Le Nouvel Economiste", 2/10).
L'élite, c'était eux. Les forces vives de l'entreprise. Ils la faisaient tourner. Ils y gagnaient gros. Ils y faisaient carrière. Ils s'y dévouaient. Elle leur était loyale. C'est
fini. On les met en retraite anticipée. On les jette. Leur travail n'a plus guère de finalité. Ils rêvent de s'engager dans l'humanitaire. De faire quelque chose d'utile, pour une fois.
Dans un livre récent, deux auteurs notent le nombre croissant de cadres qui se rebellent, se demandent soudain "Qu'est-ce que je fous là ?", dénoncent "l'univers carcéral
de leur entreprise et la pression insatiable du management". Ces rébellions sont plus souvent le fait de cadres dits à haut potentiel, qui viennent d'atteindre la trentaine.
"Les rebelles sont souvent des hyperconformistes, partisans de l'entreprise et salariés soumis cités en modèles qui brusquement disent non à leur direction, à propos d'un fait
mineur et très circonstancié, mais qui agit comme la goutte d'eau qui fait déborder le vase." Bon, ce ne sont pas des foules. Le symptôme reste marginal. On peut régler le
problème facilement. Il suffit d'acheter encore plus de costumes gonflables de sumo.
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Vendredi 31 octobre 2008
Une fois l'an, la Commission européenne se fend d'un rapport pour nous dire à quel point nos fruits et légumes sont bourrés de pesticides. Le dernier vient d'être publié
dans une indifférence quasi générale. Pourtant, avec ou sans Grenelle de l'environnement, ça va de mal en pis. Jugez un peu : 49,5 % des fruits et légumes contiennent
des pesticides, contre 40 % il y a six ans ! (Le Canard Enchaîné)
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Mercredi 29 octobre 2008
Qui a perçu 310 fois le Smic chaque mois en 2007 (AFP) ?
Le salaire moyen des 50 premiers patrons français, qui s'établit à 383 000 euros par mois, a augmenté de 20% en 2007, et représente 310 fois le Smic, selon une enquête
à paraître jeudi 30 octobre dans le magazine Capital.
Patron le mieux payé de France, Jean-Philippe Thierry, à la tête d'AGF Allianz, a empoché 23 200 000 euros de salaire, soit 1 900 000 euros par mois, selon le classement du mensuel.
Deuxième de ce palmarès, Pierre Verluca, patron de Vallourec, dont la rémunération a bondi de 32% en 2007 à 12 400 000 euros, «alors que le profit de sa société
augmentait d'à peine 8%», relève le magazine.
Suivent Gérard Mestrallet (Suez, 12 200 000 euros), Jean-Louis Beffa (Saint-Gobain, 10 200 000 euros) et Xavier Huillard (10 000 000 d'euros).
Ce classement prend en compte les salaires, les avantages en nature (voiture de fonction...) et les plus-values sur les stocks-options (des actions offertes par
l'entreprise à un prix préférentiel, et revendues au prix du marché).
Ces rémunérations restent toutefois largement inférieures aux revenus que certains patrons ont tiré de leurs propres actions en Bourse, explique Capital.
Bernard Arnault a ainsi touché 4 100 000 d'euros de salaire comme PDG de LVMH, soit «une goutte d'eau» dans ses 376 000 000 d'euros de revenus, qui comprennent
les dividendes touchés comme actionnaire principal du groupe de luxe.
Dans ce classement des plus gros dividendes, François Pinault, fondateur du groupe de luxe et de distribution PPR, arrive deuxième avec 259 000 000 d'euros, devant
Lilianne Bettencourt, première actionnaire de L'Oréal, avec 256 000 000 d'euros.
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Mercredi 22 octobre 2008
Où l'on rappelle que Bouygues, Orange et SFR sont des voleurs... (Le Canard des 22/10 et 8/10)
Orange commercialise actuellement 51 types différents d'abonnements de téléphonie mobile. Bouygues fait un poil mieux, avec 59 contrats possibles. SFR serait à la traîne,
avec seulement 27 offres, si cet opérateur ne proposait à ses clients de composer eux-mêmes leur forfait selon leur propre recette. Le paradis du consommateur ?
Au contraire : cet infernal maquis, dans lequel les vendeurs eux-mêmes se perdent, interdit toute comparaison entre opérateurs, et tue ainsi la concurrence.
"C'est une tragédie délibérée de la complexité", explique le directeur commercial d'un réseau qui ne tient pas à être cité. "Si on acceptait une concurrence sur le prix
de la minute seule, on risquerait d'arriver rapidement aux prix les plus bas, comme cela s'est produit pour l'Internet à haut débit. Chacun propose donc sa propre formule,
légèrement différente de celle du voisin."
Selon une enquête réalisée en février dernier par "Que Choisir ?", "il n'y a pas eu de baisse généralisée des factures de téléphone mobile entre 2003 et 2007, alors même
que l'usage d'infrastructures amorties autoriserait une forte réduction des prix". Résultat : les opérateurs de téléphonie mobile dégagent aujourd'hui une marge brute proche de
30%. Seule l'industrie du luxe affiche semblable rentabilité. Et, pour continuer à se gaver, ces trois mastodontes font front commun afin d'obtenir que le gouvernement
n'accorde pas une quatrième licence de téléphonie mobile à un petit opérateur qui risquerait de troubler cette belle harmonie.
L'hebdomadaire économique "Challenges" (2/10) s'est livré à un intéressant comparatif : de quelles durées de communication peut-on bénéficier chez Orange pour un
abonnement d'environ 25 euros, selon les pays où il est implanté comme opérateur ? En France, où il n'y a que deux concurrents, il faut se contenter de 60 minutes.
En Espagne (quatre opérateurs), c'est 102 minutes. Encore mieux en Grande-Bretagne (cinq opérateurs) : 200 minutes ! Quant à l'Autriche, c'est carrément le jackpot :
1 000 minutes. Il faut dire qu'on y trouve quatre opérateurs, soit un pour 2 millions d'habitants. Soit dix fois plus qu'en France.
Il n'y a pas de concurrence au numéro que vous avez demandé
Il n'y aura pas de quatrième opérateur de téléphone mobile susceptible de troubler la bonne entente qui règne aujourd'hui entre Orange, SFR et Bouygues, et ainsi de
casser les prix.
Eric Besson, secrétaire d'Etat au Développement de l'économie numérique, a indiqué qu'un "appel à candidature sera lancé au 1er janvier 2009". Ajoutant qu'il
n'entendait "ni imposer ni exclure un quatrième opérateur". A un détail près, comme Le Canard l'avait annoncé le 23 juillet dernier, deux des trois critères
d'attribution (la solidité financière et la couverture du territoire) sont taillés sur mesure pour les opérateurs existants. Cela bloque, sans le dire,
l'arrivée d'un petit nouveau. Les fréquences encore libres seront donc, selon toute vraisemblance, réparties entre les trois opérateurs existants.
Pour parvenir à ce résultat, ces trois opérateurs - parmi lesquels Martin Bouygues, grand ami de Sarkozy - se sont démenés comme de beaux diables à l'Elysée.
Pas étonnant lorsqu'on connaît les fabuleuses marges bénéficiaires des opérateurs de téléphonie mobile : près de 30% de leur chiffre d'affaires, un résultat qu'on ne
trouve que dans l'industrie du luxe.
Les trois opérateurs sont connus pour être de fervents adeptes de la concurrence. Ils avaient écopé, en 2005, d'une amende de 600 millions du Conseil de la concurrence
pour s'être partagé le marché en organisant entre eux un "Yalta du portable". Actuellement encore, la minute est chez nous deux fois plus chère que la moyenne
européenne. Il serait dommage d'autoriser un trouble-fête, comme Free (déjà retoqué au printemps 2007), qui se fait fort de baisser la facture téléphonique
moyenne de 1 000 euros par an.
Ecarter cet opérateur qui a permis d'écraser le prix de l'Internet haut débit et faire échec au jeu de la concurrence est une position politiquement délicate à défendre.
Le gouvernement souhaite donc en faire porter le chapeau à l'Arcep, l'autorité indépendante chargée de réguler les télécommunications. Pas de chance : en septembre
dernier, l'Arcep s'est prononcée sans ambiguïté pour l'attribution de la quatrième licence à un nouvel arrivant !
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Vendredi 17 octobre 2008
80% des Français seraient indignés qu'on ait sifflé la Marseillaise. Et moi qui croyais que Lââm était parisienne !
Ca n'a bien sûr rien à voir mais combien de Français s'indignent du traitement que la France réserve aux étrangers, notamment aux sans-papiers pourchassés jusqu'au tragique ?
Enfin voilà, en pleine crise financière, rien de tel qu'une bonne petite diversion, hé hé hé.
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Jeudi 9 octobre 2008
Des apprentis (pas) sages (Le Canard Enchaîné)
Sarkozy a échappé de justesse à une douche froide, le 3 octobre au Palais omnisports de Bercy. Dix mille jeunes y attendaient le Président pour "une fête de
l'apprentissage" (...) Pour faire monter l'ambiance, l'animatrice du jour avait annoncée l'arrivée prochaine du "président de l'Union européenne, président de la
République française... Nicolas Sarkozy". Et là, stupeur des ministres présents : la moitié de la salle siffle. Une microréunion de crise se tient alors, en coulisses,
autour du chef de cab' de l'Elysée, Cédric Goubet. Il est décidé de refaire un test et de citer une nouvelle fois le nom de Sarko, en espérant que la salle se sera calmée.
C'est pire ! Cette fois, les trois quarts conspuent Sarko. "Aux chiottes !", entend-on. Goubet saute sur son téléphone et rattrape le chef de l'Etat, qui vient de quitter
l'Elysée. Il lui recommande de faire demi-tour. "Les images seraient désastreuses", insiste Goubet. En effet :
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Mercredi 8 octobre 2008
Un grand bravo au syndicaliste de l'usine Renault de Sandouville pour sa savoureuse réplique à Sarko en visite dans l'atelier
(anecdote rapportée par "Le Canard") :
A un syndicaliste qui lui demandait "des solutions dès aujourd'hui", Sarko a lâché : "Ici, c'est pas Eurodisney". Réponse de l'effronté :
"C'est exactement ce que je dirai à l'huissier qui viendra chez moi car je ne peux plus payer mes traites : ici on n'est pas à Eurodisney".
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Lundi 6 octobre 2008
Bouclier fiscal : 15.000 Français bénéficiaires en 2007 (Les Echos)
Une minorité de ces contribuables ont reçu de l'Etat, en moyenne, 84.700 euros chacun.
Moins de 0,04% des contribuables français ont bénéficié du bouclier fiscal en 2007, selon un bilan du dispositif dont se fait l'écho Le Dauphiné libéré dans son édition
de lundi.
Selon ce document demandé au ministère du Budget par le président de la commission des finances de l'Assemblée nationale, Didier Migaud (PS), et adressé vendredi aux
membres de cette commission, 15.066 Français ont bénéficié de cette disposition, soit "moins de 0,04% des contribuables", écrit le député socialiste de l'Isère, cité
par le quotidien. Comme le soutient l'UMP, la majorité des bénéficiaires (64%) déclare un revenu annuel inférieur à 3.753 euros mais "ce ne sont pas eux qui coûtent
le plus cher à l'Etat", souligne le journal, qui s'est procuré une copie du document.
Une minorité d'entre eux --2.242 contribuables bénéficiant de revenus supérieurs à 41.982 euros -- reçoivent à eux seuls 82,9% des sommes reversées (environ
246 M EUR au total) par le fisc, soit 84.700 euros chacun. En outre, 671 redevables disposant d'un patrimoine supérieur à 15,53 millions d'euros, "soit 77 fois le
patrimoine moyen d'un Français", se réservent 68% des sommes reversées, soit un "cadeau de l'Etat" de 231.900 euros en moyenne pour chacun d'eux, assure le journal sur
la base du bilan.
Parmi eux, 13 contribuables "déclarent un revenu annuel inférieur à 3.753 euros (moins qu'un RMI) ! et 27 d'entre eux affichent moins de 12.964 euros par an (moins
que le SMIC)", souligne le quotidien. Selon le journal, il s'agit de personnes exploitant au mieux les niches fiscales, telles que les investissements défiscalisés
dans les Dom-Tom et qui, au final, ne paient que 47 euros d'impôt sur le revenu.
Depuis juin 2007, le "bouclier fiscal" limite à 50% des revenus le niveau des impôts directs, qui était auparavant fixé à 60%.
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Vendredi 3 octobre 2008
Neuilly ville assistée (Le Canard Enchaîné)
Pour ne pas avoir construit suffisamment de logements sociaux, la ville de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) vient d'être mise à l'amende par l'Etat. Montant de la prune :
123 000 euros. Une pacotille pour une des villes les plus riches de France. Pourtant, l'ex-municipalité dirigée par Sarko affiche une proportion d'HLM bien inférieure au
seuil fixé par la loi SRU : 3,8 %, contre 20 %. Dans ces conditions, selon la préfecture des Hauts-de-Seine elle-même, le montant de l'amende aurait dû s'élever à un peu plus
de 2,7 millions d'euros. Interrogée par "Le Canard", l'administration reconnaît avoir effectué une ristourne de 2,6 millions d'euros parce que le nouveau maire "fait preuve
de façon constante d'une politique volontariste en matière de production de logement social, adaptée au contexte difficile de son territoire".
L'ardente négociation est intervenue le 11 septembre dernier. Etonnamment, il a suffi à Jean-Christophe Fromantin, qui a succédé à Sarko, de promettre de faire un effort
pour être entendu. L'administration justifie la remise de peine par une "simple application des consignes".
Lesquelles et d'où viennent-elles ? Pas du ministère du Logement, semble-t-il. En effet, l'entourage de Christine Boutin indique à son tour au "Canard" que "rien n'est
prévu dans la loi pour conduire une négociation" entre l'Etat et les communes fautives. Et plus précisément : "La commune peut faire appel de l'amende à laquelle
elle est soumise, mais elle doit d'abord l'acquitter."
Bref, "tolérance zéro" pour les fauteurs de troubles urbains sauf dans les villes dont Sarko a été le maire !
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Jeudi 2 octobre 2008
Les falconneries de Fillon (Le Canard Enchaîné)
Obnubilés par la crise financière, Sarko et ses ministres n'ont manifestement pas bien réalisé que, ce week-end, la France est passée très près, à 60 mètres pour tout
dire, d'une catastrophe majeure. Dimanche à 17h40, dans le ciel de Toussus-le-Noble (Yvelines), la nation a en effet failli perdre François Fillon dans un accident d'avion !
Parti de l'aéroport d'Angers une demi-heure plus tôt, le Falcon 900 du Premier ministre (...) a dû effectuer une manoeuvre d'urgence pour ne pas percuter un petit d'avion
de tourisme Cessna 172, dont le pilote s'était manifestement égaré. Manque de bol, si le commandant de bord du Falcon, un héros national qu'il conviendra sûrement de décorer,
a réussi à éviter le pire, il n'a pas pu empêcher de lever un coin de voile sur les bonnes moeurs de l'hôte de Matignon.
Ainsi François Fillon, Premier ministre de cette France "en crise comme il s'en produit seulement une ou deux par siècle" et dont les caisses sont désespérément
vides, utilise les zincs de l'Etat pour ses petits week-ends privés en famille. Et pas le Falcon 50 de huit places à 4 000 euros l'heure de vol, mais le gros et fort luxueux
Falcon 900 de treize places, à plus de 6 000 euros l'heure de vol. Il faut dire aussi que, dimanche, il y avait du monde à trimballer. Le chef du gouvernement
avait réquisitionné l'appareil de l'Etec pour revenir avec femme, enfants et gardes du corps de sa propriété de Solesmes, dans la Sarthe. Et tout cela pour parcourir les
quelques 300 kilomètres à peine qui séparent Angers de Paris.
Bien sûr, Fillon et sa troupe auraient pu prendre le TGV et faire un geste en faveur du Grenelle de l'environnement. Un train partait d'Angers à 18h19 et lui permettait
d'arriver gare Montparnasse à 19h15. Une heure de trajet seulement, moyennant au maximum 69,70 euros par personne en première classe. Mais, comme l'a expliqué sans rire son
entourage à "Libé" (30/09), si Matignon a mobilisé un Falcon gouvernemental, c'est pour éviter aux passagers de la SNCF de fastidieuses opérations de déminage des wagons.
Et pour ne surtout pas déranger, Fillon est même prêt à risquer sa vie !
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Mercredi 1er octobre 2008
Dans "Le Monde", cette réflexion d'Henri Weber :
"Aujourd'hui, pour éviter l'effondrement, les gouvernements occidentaux nationalisent massivement les pertes et font payer aux contribuables les centaines de milliards
de dollars dilapidés par les petits génies de la finance. Le mythe libéral des capacités autorégulatrices des marchés en a pris un coup. Son corollaire de l'indispensable
désengagement de l'Etat, aussi.
Les libéraux apparaissent pour ce qu'ils sont : des idéologues qui stigmatisent l'intervention de l'Etat en période de vaches grasses, mais qui exigent au contraire
son secours massif dès que se lèvent les tempêtes que leurs politiques ont contribué à déclencher."
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Lundi 29 septembre 2008
On s'en fiche mais en ces temps difficiles je me gondole à la lecture de "Et si c'était niais ?" de Pascal Fioretto, un pastiche des grandes plumes de la littérature française que sont Marc Lévy, Amélie Nothomb,
Anna Gavalda, Bernard Werber, Frédéric Beigbeder,... Très bientôt je vous livrerai quelques-uns des passages les plus croustillants.
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Mardi 23 septembre 2008
Dans une dépêche AFP à propos de la fusillade du jour dans un lycée en Finlande :
"La Finlande avait pris un certain nombre de mesures pour éviter que ce type de drame ne se reproduise pas."
Ben voilà, ça a fonctionné (bravo l'AFP).
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Jeudi 21 août 2008
De Sarkozy, le 26 avril 2007, à propos de la présence de la France en Afghanistan :
"La présence à long terme des troupes françaises à cet endroit du monde ne me semble pas décisive."
De Sarkozy, le 20 août 2008, suite à la mort des 10 soldats français à Kaboul :
"Je tenais à vous dire que le travail que vous faites ici, il est indispensable (...). Pourquoi on est ici ? Parce qu'ici se joue une partie de la liberté du monde."
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Mercredi 13 août 2008
Un tuyau de Floriane (merci) qui me permet de faire pub double : pour le site d'infos Rue89 et pour ma pomme puisqu'ils ont eu le bon goût de sélectionner ma chanson
"Casse-toi pauv' con".
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Mardi 5 août 2008
L’uranium gentil et l’uranium méchant (par Jean-Pierre Gauffre, France Info, le 21 juillet)
Faut-il s’inquiéter de la sécurité des installations nucléaires en France ? Pas le moins du monde. Parce qu’en France, on n’a que de l’uranium gentil...
Croyez-moi ou pas, mais il n’y a aucune raison de s’inquiéter des fuites d’uranium dans les centrales nucléaires en France… Ecoutez plutôt ce que vous dit Areva…
Ce n’est pas dangereux, ça n’a aucune incidence néfaste sur l’environnement… Vous savez pourquoi ? C’est très simple… C’est parce qu’il y a deux sortes de nucléaire
dans le monde… Y a le nucléaire méchant et le nucléaire gentil… Qu’est-ce que c’est que le nucléaire méchant ? C’est le nucléaire qu’on trouve à l’étranger…
C’est le nucléaire de la bombe atomique, Hiroshima, Nagasaki… Très méchant, ce nucléaire-là… Le nucléaire de Tchernobyl… Très méchant aussi, celui-là…
Alors que nous, en France, on n’a que du nucléaire gentil… Celui qui donne de l’électricité, celui qui fait marcher la télévision et le four à micro-ondes… Et pourquoi
on n’a que du nucléaire gentil, en France ? Parce qu’en France, on a des très bons acheteurs d’uranium… Quand le gringo de chez Areva, celui qui travaillait avant chez
Jacques Vabre, il va au Canada, en Australie ou en Russie acheter de l’uranium, il fait bien la différence entre le gentil et le méchant… Sur les marchés où il y a tous
les producteurs, quand on essaie de lui refourguer de l’uranium méchant, le gringo d’Areva, il n’en veut pas… Il dit : non, ça, c’est pas bon pour Areva… Moi, je ne veux
que de l’uranium gentil…
C’est pour ça qu’après, quand il y a des fuites chez nous, quand ça part dans les rivières, ou que ça s’évapore dans l’air autour des centrales, ce n’est pas grave…
C’est de l’uranium gentil… Y a des petits morceaux d’uranium qui se baladent comme ça dans la nature et qui rencontrent les animaux, ou les fruits, ou les fleurs…
Et ça se passe comme dans les films de Walt Disney… Le poisson, dans la rivière, ou l’abricot, dans l’arbre, ils disent : bonjour, gentil petit uranium, viens
te promener avec nous… Et le petit uranium se promène comme ça un peu partout, sans que MamanAreva s’inquiète… Petit uranium est bien élevé et bien gentil… Il ne
fera aucune bêtise dans la nature…
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Samedi 5 juillet 2008
C'est un mari qui dit à sa femme :
- Je crois que la petite a mon intelligence.
- Sûrement, parce que moi j'ai encore la mienne.
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Vendredi 4 juillet 2008
De la libération d'Ingrid Bétancourt, dans "Le Monde" :
Devant les dizaines de journalistes qui l'écoutaient, Ingrid Betancourt est brièvement revenue sur sa libération : "Un miracle que la Vierge a rendu possible."
Et qu'est-ce qu'elle a foutu, la Vierge, pendant les 76 mois que tu as passés aux mains des FARC ?
Nicolas Sarkozy pour illustrer la méchanceté, une enquête est ouverte ("Le Monde")
La polémique a surgi en novembre 2007, dans une école primaire d'Albi (Midi-Pyrénées). Dans le cadre d'un travail d'art plastique sur les sentiments et les expressions
du visage, une enseignante de l'école Claude-Nougaro, Valérie Framit, demande à ses élèves de CM1 de collecter des photos et des images illustrant les sentiments de
joie, colère, crainte, fatigue, méchanceté... Ces photos sont collées sur de grandes affiches placardées sur les murs de l'école. Parmi elles, figure un portrait
de Nicolas Sarkozy, choisi par un élève pour illustrer le thème de la méchanceté. "J'ai regardé les expressions et non les visages", explique l'institutrice.
La présentation n'est pas ouverte au public. Mais un parent d'élève envoie une lettre à l'Elysée pour dénoncer ce qu'il perçoit comme une atteinte à l'image du chef
de l'Etat. Le nom de l'auteur de cette lettre, non anonyme, n'a pas été révélé. Vendredi dernier, la directrice de l'école, Claudie Jalby, est informée par
l'inspecteur d'académie qu'une enquête a été diligentée par le recteur.
Si c'est pour féliciter l'auteur de cette pertinente illustration, on ne peut qu'encourager les enquêteurs.
De la libération d'Ingrid Betancourt (dépêche AFP)
Rendant hommage à Jacques Chirac et à Dominique de Villepin, Ingrid Betancourt a également indiqué qu'elle souhaitait les remercier de leurs efforts.
"J'ai pensé à eux à chaque instant de ces sept ans de captivité", a-t-elle confié.
"Je dois au président Chirac d'avoir protégé ma famille. Il a eu cette main tendue à laquelle je me suis raccrochée pendant tellement de temps", a-t-elle ajouté.
"Mon ami Dominique de Villepin, je lui dois énormément. Je sais qu'il est venu plusieurs fois en Colombie, je sais qu'il a mené une lutte de titan pour notre
libération à tous".
"Je n'ai pas pu les voir jusqu'à maintenant. Je ne sais pas si j'aurais l'honneur de connaître le président Chirac, que je ne connais pas, mais je veux absolument
très vite embrasser mon ami Dominique de Villepin, sa femme Laure. J'ai hâte de les voir", a-t-elle souligné.
Ouh la la, tout doux, Ingrid, tu vas nous énerver notre petit Nicolas ! Et après faudra pas s'étonner qu'il puisse illustrer le thème de la méchanceté...
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Dimanche 29 juin 2008
A propos du trou d'la sécu, cette chronique "rigolote" de Mathieu Lindon dans Libération :
Et si on remboursait à 0% ?
Pour la branche maladie, il y a une recette radicale : ne plus rembourser. [...] Le gouvernement s'emploie déjà à rétablir des méthodes aussi éprouvées que la purge et la
saignée. Bientôt, il va favoriser les médecines alternatives. "Vous êtes malades ? Mangez des tomates !" Et tout le monde trouvera normal que l'Etat ne rembourse pas les
tomates.[...] Il faut inverser la tendance. Peut-être que si on est moins soignés, on sera moins malades. On aura une carte Vitale à points qui diminuera à chaque affection.
Après deux offres de traitement raisonnables, on sera radié des remboursements si on s'entête à être malade. Les mal-portants diminueront comme les chômeurs
des statistiques. Ils ne seront plus comptabilisés comme malades mais comme non-remboursés. Ces malades qui veulent travailler moins pour gagner autant ne sont pas dans l'air
du temps. Et ce ne sera pas tout de ne pas être remboursés : les contagieux subiront une pénalité financière. [...] Il ne faudra plus souffrir d'affections au-dessus de ses
moyens, être malade plus haut que son cul. Mal soignés, on vivra moins vieux, un cercle vertueux. Bien sûr, ça n'ira pas sans quelques cas particuliers pénibles. On verra
des mendiants dans la rue avec, au lieu de leur petit écriteau "J'ai faim", un d'un nouveau genre : "J'ai mal." Dans le métro, des vieux ne nous laisseront pas en paix :
"J'ai 75 ans, je suis non-remboursé et je souffre d'une affection longue durée. Enfin, longue durée, à 75 ans. Je préfère faire la manche que voler dans les pharmacies. Est-ce
que vous auriez un lit en gériatrie ou un comprimé de Valium pour rester correct, s'il vous plaît ?" Il y aura des manifestations de malades où on lira sur les banderoles
"Aïe", "Ouille", "Ouh la la". Chez le médecin, on s'entendra dire : "Mais vous êtes au Smic, vous. Inutile de vous déshabiller."
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Vendredi 27 juin 2008
Les chiffres un peu rapides de Xavier Darcos (Libération)
"Nous avons un des meilleurs taux d'encadrement au monde : 1 professeur pour 11 élèves"
C'est l'un des arguments massue de Xavier Darcos pour justifier les 11 200 réductions de postes prévues à la rentrée 2008, essentiellement dans le secondaire. En réalité, personne, ou presque, n'a jamais vu
de classes à 11 élèves. Et pour cause. Le ministre utilise le taux d'encadrement, qui est le nombre total d'enseignants divisé par celui des élèves. Sont donc inclus les
professeurs qui ne sont pas en permanence devant des classes - parce qu'ils sont détachés dans l'administration, qu'ils effectuent des remplacements, enseignent des options
rares, sont en maladie, etc.
Le chiffre significatif, qui exprime la réalité des classes, est en fait celui de la taille, c'est-à-dire le nombre d'élèves moyen par "division". La France est l'un des
pays les plus mal classés : 28 élèves par classe en lycée général. Selon l'enquête Eurydice de l'OCDE portant sur les élèves de 15 ans, elle est même la lanterne rouge.
Barack Obama et la peine de mort (Libération)
Barack Obama a affirmé mercredi que la peine de mort était justifiée "dans des circonstances très étroites pour les crimes les plus haineux" et que le viol d'un
enfant de 6 ou 8 ans en faisait partie. Le candidat démocrate à la présidentielle réagissait, en la déplorant, à la décision de la Cour suprême de déclarer inconstitutionnelle
une loi adoptée par la Louisiane inscrivant le viol d'enfants de moins de 12 ans au nombre des crimes passibles de la peine capitale.
Au-delà de cette absurdité atroce et primaire qu'est la peine de mort, je me suis toujours demandé en quoi il serait plus grave de s'en prendre à un enfant qu'à un adulte. "Parce que l'enfant est sans défense", me dit-on parfois. Dites, vous savez comment vous défendre, vous, face à quelqu'un armé d'un flingue, par exemple ?
Par ailleurs, je suis toujours étonné d'entendre préciser qu'untel a été tué "pour seulement 10 euros". Pour une somme plus rondelette, le crime eût été plus concevable ?
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Jeudi 26 juin 2008
La définition d'une action boursière, par Guy Carlier :
Une action, comment ça marche ?
Une action se nourrit de la sueur de travailleurs qu'elle transforme en graisse de capitaliste, c'est-à-dire que plus le travailleur transpire, plus l'actionnaire
grossit.
Malheureusement, parfois la sueur du travailleur n'est plus assez nourrissante. Alors, l'action tombe malade. On appelle cette maladie : la conjoncture défavorable. Elle
est terrible, cette maladie. Tout le monde la craint.
Lorsqu'une action est malade, on la met sous perfusion avec un plan de licenciement et, très vite, l'action retrouve des couleurs.
Le plan de licenciement, c'est la chimio des actions lorsqu'elles souffrent de conjoncture défavorable.
Mais il arrive que ce ne soit pas suffisant. Car parfois, après un plan de licenciement, l'action fait un rejet de la sueur de travailleurs français, alors, pour la sauver,
il faut lui administrer d'urgence une bonne délocalisation, et la nourrir de sueur d'enfants thaïlandais.
Les actions raffolent de la sueur d'enfants asiatiques.
Les caisses de l'Etat sont vides, paraît-il. Sous-entendu "c'est pas ma faute si je ne tiens pas ma promesse d'être le Président du pouvoir d'achat". Pauvre petit choupinet.
Aurais-tu oublié ces chiffres qui ne souffrent d'aucune contestation ? De 1993 à 1995, alors que tu étais ministre du Budget, tu as explosé le record de la dette publique : sous ta responsabilité, elle s'est alourdie
de plus de 1000 milliards de francs (soit une hausse de 32%) ! Carlita, méfie-toi, ne confie pas la gestion de ta fortune au p'tit.
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Dimanche 22 juin 2008
Remarquable analyse politique de Carla Bruni-Sarkozy (Libération, 21 juin) :
Libé : "Dans un journal américain, vous aviez dit que vous n'aimiez pas beaucoup Ségolène Royal. Que lui reprochez-vous ?
Bruni-Sarkozy : "Sa voix."
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Samedi 14 juin 2008
Vive les Pays-Bas !
Entendu à la radio :
Benzema : "Le président Sarkozy est avec nous pour qu'on va jusqu'au bout."
Lisa rase où (j'suis pas sûr de l'orthographe) : "Vous savez, quand on est joueur et qu'on perd 4-1, c'est une défaite."
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Vendredi 13 juin 2008
Vive l'Irlande !
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Jeudi 12 juin 2008
Ils nous font bouffer de l'huile de moteur
(résumé des articles parus dans "Le Canard" les 14, 21 et 28 mai)
Achetées en Ukraine, 40 000 tonnes d'huile de tournesol coupée à l'huile de moteur ont été distribuées en Europe. Et les produits concernés n'ont pas tous disparu des rayons
français...
Depuis le 5 mai, de la mayonnaise, des plats cuisinés, de la vinaigrette industrielle, des conserves à l'huile, etc., préparés avec de l'huile de moteur sont en vente dans
les grandes surfaces. Et ce avec la bénédiction des pouvoirs publics et de la Commission européenne. Bien sûr, le consommateur n'a pas été informé...
La Commission européenne s'est fendue en catimini d'une recommandation autorisant la vente de tous les aliments contenant moins de 10% d'huile de tournesol frelatée.
Raison invoquée : ladite huile ne présente pas un risque de "toxicité aiguë".
Parmi les principaux clients qui ont acheté la plus grosse quantité d'huile de tournesol frelatée figurent Saupiquet ou encore Unilever (propriétaire des marques Knorr,
Magnum, Fruit d'Or, Miko, Planta Fin, Amora, etc.). Contacté par "Le Canard", Unilever France précise s'être "strictement conformé aux recommandations des pouvoirs
publics" tout en expliquant que "ce n'est pas la peine d'affoler le consommateur" puisque avec l'huile de moteur "il n'y a aucun danger" et "aucun
impact sur le goût".
Chez Carrefour-Promodes ou Auchan, on ne voit pas pourquoi laisser en vente des produits farcis à l'huile de moteur poserait un problème, à partir du moment où c'est autorisé
et sans danger pour la santé.
Ce sont 13 pays européens qui sont touchés par l'huile de moteur ukrainienne. Et certains réagissent beaucoup moins mollement que la France : en Grèce, par exemple, où
l'affaire fait la une des journaux, les autorités ont décidé de retirer de la circulation toute l'huile de tournesol frelatée.
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Vendredi 6 juin 2008
Les chouettes lectures de Rachida Dati ("Le Canard" du 4 juin)
Plusieurs fois au cours du débat sur les institutions, la garde des Sceaux a été malmenée par les députés de l'opposition mais aussi par ceux de la majorité. Son attitude
désinvolte (on l'a vue feuilleter ostensiblement "Gala" pendant la discussion générale)...
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Mercredi 4 juin 2008
La blague du jour est à mettre à l'actif de Monsieur Moi-Je :
En marge du somment de la FAO qui se déroule à Rome, Sarkozy et Berlusconi ont veillé à démentir les critiques qui les associent dans le style, l'ostentation, la provocation.
"Notre point commun, c'est le refus du nombrilisme", a commenté Sarkozy.
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Vendredi 30 mai 2008
Y'a un mec, qui s'appelle Damien Besson (je balance), qui a fait ça :
Voir la surprise
Je suis sous Marie-George. Grand bien lui fasse.
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Jeudi 22 mai 2008
Quand Sarkozy utilise les propos d'un déséquilibré ("Libération")
Lors de son déplacement dans le Loiret, mardi, Nicolas Sarkozy a expliqué aux salariés d'une PME locale les bienfaits de sa future loi sur les chômeurs "refusant deux offres d'emploi" correspondant à leur formation. Il s'est appuyé sur un exemple capté à l'ANPE de Melun (77) au cours d'un récent déplacement : "Un agent m'a dit qu'il recherchait des plaquistes. Il a proposé à un chercheur d'emploi qualifié dans ce domaine 63 offres dans l'année écoulée. Ce dernier les a toutes refusées." Contactée par Libération, la direction de l'ANPE de Seine-et-Marne dément : "La personne qui lui a dit cela est déséquilibrée et n'aurait jamais dû être présente ce jour-là. Le Président aurait pu comprendre qu'il avait, face à lui, une personne souffrant de troubles graves." L'ANPE ne comprend pas la logique sarkozyste : "63 offres annuelles de plaquiste sur Melun... mais comment a-t-il pu croire une telle chose ? Pourquoi n'a-t-il pas vérifié cette information avant de la reprendre à son compte ?"
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Mercredi 21 mai 2008
Les marins-pêcheurs en colère (AFP)
Quatre policiers ont été blessés, dont trois sérieusement, mercredi matin à Paris par des projectiles lors d'une manifestation de 300 à 400 marins-pêcheurs contre
la hausse des carburants devant le ministère de l'Agriculture et de la pêche, a annoncé la préfecture de police. Ces manifestants, qui protestaient rue de Varenne
(7ème arrondissement), avaient lancé depuis 8H00 une centaine de fumigènes et de fusées de détresse en direction des forces de l'ordre qui bloquaient la rue.
L'un des policiers grièvement blessés l'a été par un tir tendu de fusée de détresse à la jambe, selon plusieurs témoins. Vers 9H30, un membre de la délégation qui
était reçue au ministère, Yannick Porchaux, marin-pêcheur de Fécamp (Seine-Maritime), est sorti en demandant aux manifestants de se calmer et en expliquant que les
négociations continuaient. Il est reparti à la table des discussions après avoir été insulté par certains manifestants, qui ont brûlé un drapeau européen.
Un membre des forces de l'ordre est intervenu au même moment à l'aide d'un porte-voix en expliquant que si les tirs se poursuivaient, les manifestants seraient
interpellés.
"Si les tirs se poursuivaient, les manifestants seraient interpellés".
Ca c'est bon. Un policier grièvement blessé, ça peut aller. Mais si jamais vous continuez
à nous embêter, attention, hein, messieurs les pêcheurs, nous pourrions réagir. Imaginons la même scène avec des jeunes de banlieue...
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Mardi 20 mai 2008
A la Une aujourd'hui :
"L'UMP souhaite que les 35 heures soient définitivement supprimées", "Le Medef veut repousser l'âge de la retraite à 63 ans et demi".
A mon avis, un vent de progrès social souffle sur la France...
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Lundi 19 mai 2008
Sale temps pour le "sale Noir" (Le Canard, 14/05/08)
Le directeur adjoint du cabinet d'Hortefeux a passé un discret coup de fil à SOS-Racisme. Histoire de tâter le terrain. Et de plaider la présomption d'innocence pour son
éminent collaborateur Gautier Béranger. Lequel fait l'objet d'une plainte, accusé, fin avril, d'avoir traité de "sale Noir" Pierre-Damien Kitenge, un Français
d'origine congolaise employé comme vigile chez Carrefour [voir Vendredi 2 mai 2008]. L'association, qui venait, le 6 mai, de porter plainte pour subornation de témoins,
n'a pas l'intention de lâcher prise.
L'enquête préliminaire continue. Le personnel du magasin, au grand complet, a été entendu. Mais les poulets n'ont pas toujours besoin de convoquer les salariés. L'un des
caissiers, animé d'un esprit civique hors du commun, s'est précipité de lui-même au commissariat pour affirmer qu'il n'y avait jamais, au grand jamais, eu injure raciale.
[...] En attendant, le vigile n'est pas à la fête. Il était chef de poste. Il ne l'est plus. Il bossait 35 heures par semaine. Sur le prochain planning, ses horaires se sont
"allégés". Tout comme la solidarité de son employeur.
Remarque judicieuse relevée dans "Le journal de Carla B." (Le Canard) : "Vous [madame Sarkozy mère] et votre fils n'arrêtez pas de dire que je suis "intelligente",
comme si c'était en option chez une jolie femme", fait dire "Le Canard" à Carla Bruni.
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Vendredi 16 mai 2008
Sévice du travail obligatoire, par Jean-Luc Porquet (Le Canard, 14/05/08)
Le plus délirant dans l'affaire, c'est qu'ils en parlent sérieusement. Dans les salons gouvernementaux, entre gens sensés et responsables. Leur obsession : appliquer
la promesse électorale de Sarkozy selon laquelle ces flemmards de chômeurs ne pourront plus refuser deux boulots de suite, sans quoi ils seront virés de l'ANPE et des
Assedic, et des statistiques. Et donc définir ce qu'est un emploi "acceptable", une offre "valable", "raisonnable".
Et déjà des pistes merveilleuses s'ouvrent. Un emploi "acceptable", ce sera un emploi moins bien payé que le précédent. Le chômeur devra "accepter" 80% de ce qu'il
touchait avant. Formidable, non ? Tout augmente, le prix du logement et des aliments et de l'essence et du gaz, le salaire de Sarkozy et les bénefs des entreprises
du CAC 40 et les parachutes dorés, tous nos dirigeants ne cessent d'invoquer la croissance et prétendre nous faire "gagner plus", et les seuls qui doivent accepter
la décroissance de leurs revenus, ce sont les chômeurs. Des sous-hommes, au fond.
Une autre idée qu'elle est belle : un emploi est acceptable s'il se trouve à pas plus de deux heures, ou d'une heure, ou de 30 kilomètres, c'est encore flou,
du domicile du chômeur. A pied, à cheval, en bagnole, qu'il y ait ou non des transports en commun, que le chômeur se débrouille, qu'il paie l'essence, ça fera
marcher l'industrie automobile et les affaires et la croissance du CO2 !
Mais le plus admirable, l'idée sous-jacente qu'il s'agit de faire avaler après l'avoir rendue présentable à coups de bla-bla et d'enfumage, et de formulations selon
lesquelles cet emploi devra être "compatible avec la formation" du chômeur, tu parles, c'est de l'obliger à accepter un boulot qui n'ait rien à voir avec son parcours,
ses compétences, son histoire personnelle. Il faut être "flexible", non ? Mobile. S'adapter. Ne pas s'accrocher bêtement à ce qu'on sait faire, à ce qu'on aime faire,
à ce qu'on a envie de faire. Voilà à quoi mène l'éloge chaque jour martelé de la liberté des affaires : au travail obligatoire. Plus le marché se veut libre, plus il a
besoin d'hommes serviles.
Mais le problème des serfs, c'est qu'en général ils détestent leur servitude. Et leur patron. Et le boulot qu'on leur impose. Alors ils cherchent à se venger de leur
condition. Les aide-cuistots pissent dans la soupe du patron. Les bonnes piquent dans le tiroir de la patronne. Les manoeuvres cochonnent les finitions. Certains
rêvent de révolution. Absentéisme, arrêt-maladie, rapines : les hommes au rabais font du travail au rabais. Même les sales boulots peuvent se faire salement, c'est
bien connu. Et ce seront évidemment des sales boulots qu'on ordonnera aux chômeurs de trouver "acceptables".
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Jeudi 15 mai 2008
Selon notre ministre du budget, faire la grève pour demander plus de moyens, c'est égoïste. Et pour quelqu'un qui a un boulot archi privilégié de ministre, supprimer des dizaines de milliers de
postes de petits fonctionnaires, c'est généreux ?
Toujours selon nos ministres, apparemment en verve, la grève est un mode de réclamation "daté, suranné, ringard". Santini préconise le port d'un brassard plutôt que l'arrêt
de travail. Allez, encore un petit effort et le droit de grève sera supprimé.
Suppression du droit de grève ? On y vient, on y vient... A l'issue de cette journée de mobilisation des fonctionnaires, Sarkozy annonce une loi qui instituera le service
minimum à l'école. Question mépris et démagogie, à l'Elysée le service est maximum.
Nicolas Sarkozy dans le texte : un langage "popu de droite" (Le Monde, 13/05)
Dans sa récente intervention télévisée, Nicolas Sarkozy a prononcé une phrase étrange : "Dans les critiques qui me sont faites, celles qui m'a le plus touché,
et qui m'interpelle le plus, c'est celle qui voit une partie des Français se dire : au fond, il fait une politique pour quelques uns et pas pour tous. Si les Français
croient ça, et ils ont raison de le croire, je dois en tirer les conséquences immédiates". Faut-il y entendre un aveu : oui, je fais une politique
pour quelques privilégiés, ou pour mes amis, et non pas pour tous les Français ? Il semblerait plutôt que se manifeste ici, une fois de plus, son maniement très
approximatif de la langue française. On ne compte plus ses ch'ai pas, ses chui, ses m'enfin, m'ame Chabot, qui émaillent ses improvisations
orales et mettent une couleur "popu" dans ses prestations. Lors de sa visite au château de Windsor il paraissait, face à la reine d'Angleterre, empoté. Et il l'est
également face à la langue, comme s'il ne savait pas par quel bout prendre les phrases, ou comment les terminer. (...) Sarkozy illustrerait-il un langage "popu
de droite" ? Mais, quand on connaît ses origines, on se demande d'où lui vient ce parler de titi parisien. Lorsqu'il confond, à propos des travailleurs clandestins,
naturalisé et régularisé, on peut se dire qu'il le fait exprès, pour esquiver une question. Mais lorsqu'il lance "ils ont raison de le croire", il en va différemment.
Serait-il tout simplement fâché avec la grammaire ?
Et pendant ce temps-là...hummmm...y'a bon les OGM...
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Mercredi 7 mai 2008
61% des Français seraient favorables aux sanctions contre les chômeurs qui refusent deux offres d'emploi dites raisonnables. Et quand 61% des Français perdront leur
emploi, ils trouveront que 61% des Français sont des sales cons (Charlie Hebdo).
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Lundi 5 mai 2008
Les lycéens sont un tout petit peu débiles, selon Eric Woerth. "Quand on est lycéen et qu'on va dans la rue pour lutter contre la diminution des moyens, je
pense qu'on est un tout petit peu instrumentalisés", a lancé dimanche le ministre du Budget, alors que de nouvelles manifestations sont prévues mardi contre les
suppressions de postes.
Une offre de l'ANPE pour travailler en Inde pour 160 euros par mois (AFP)
Une offre d'emploi "low cost" à Pondichéry, en Inde, rémunéré en roupies indiennes l'équivalent de 160 à 320 euros par mois, a déclenché la polémique ce week-end
entre l'ANPE, des syndicalistes et le PS, alors que le gouvernement s'apprête à durcir les obligations pour les chômeurs.
Révélée par Le Parisien, cette offre à prix cassé porte sur un poste d'informaticien niveau Bac+2 spécialisé dans la conception de sites web.
La connaissance de l'anglais courant et technique est requise, le salaire proposé à "10.000 à 20.000 roupies" pour "40H00 hebdomadaires", selon l'offre consultable
dimanche sur le site ANPE. "Protection sociale et avantages à négocier", précise l'annonce, dont le PS a demandé le "retrait immédiat".
Pour Alain Lecanu du syndicat des cadres CFE-CGC, "c'est incroyable, la mention 'protection sociale à négocier', c'est carrément du marchandage".
Selon lui, "cela montre bien qu'on a beaucoup de travail à faire sur la qualité des offres d'emploi" disponibles, au moment où le gouvernement s'apprête à durcir
la législation pour la rendre plus coercitive et obliger les salariés au chômage à accepter un emploi, même moins payé ou plus éloigné que souhaité.
"Est-ce que, pour le gouvernement, cela fait partie des offres raisonnables d'emploi?", s'est-il interrogé, à deux jours d'une première grande réunion tripartite
sur l'avenir de l'assurance chômage, avec les syndicats, le patronat et la ministre de l'Economie et de l'Emploi Christine Lagarde.
Interrogé sur RTL, le directeur de l'ANPE, Christian Charpy, s'est étonné de la polémique : "le salaire proposé est quatre à cinq fois supérieur au salaire moyen en
Inde. Chacun est libre de faire ou non une expérience d'expatriation et je ne vois vraiment pas pourquoi on se pose la question de savoir si cette offre est légitime
ou pas légitime".
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Dimanche 4 mai 2008
Heureusement, il y a l'hydrogéné ! ("Le Canard" du 30 avril)
De l'huile solidifiée par injection d'hydrogène. Le must de la malbouffe. Biscuits pour l'apéro, cornets de glace, barres céréalières, pizzas ou frites industrielles...,
l'agroalimentaire raffole de l'huile de palme ou de maïs hydrogénée parce que ça coûte pas cher. "Le Canard" en avait déjà parlé et raconté à quel point ça vous bousille
les artères. En prime, on a appris récemment que ces huiles industrielles, bourrées d'acides gras trans, doublaient le risque de cancer du sein. Cela fait juste deux ans
et demi que l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) réclame que la quantité d'huile hydrogénée soit indiquée sur l'étiquette. Comme c'est déjà le
cas au Danemark, aux Etats-Unis ou au Canada. Alors qu'un gramme quotidien d'acides gras trans suffit à faire grimper de 20% le risque de maladies cardio-vasculaires,
on nous en fourgue 2,7 fois plus dans l'assiette. Une moyenne qui explose chez les garçons de 3 à 14 ans, qui, selon l'Afssa, en avalent jusqu'à 6 g par jour ! Devant
les haut-le-coeur provoqués par l'étude de l'Inserm sur les effets de l'huile hydrogénée sur le cancer du sein, la Commission européenne a promis-juré de réfléchir à un
étiquetage obligatoire. En attendant, avec l'envolée du cours du beurre industriel (+40% en un an), on hydrogène à toute berzingue. On ne rigole pas avec l'argent du
beurre.
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Samedi 3 mai 2008
Une séance prenante, façon Dati ("Le Canard" du 30 avril)
Vous avez aimé Dati garde des Sceaux, de Dior vêtue ou posant hilare aux portes des prisons. Vous adorerez Rachida maire du VIIe, executive woman, virevoltant à la
première séance du Conseil de Paris. C'est Canal Plus qui a filmé, le 21 avril, pour "Le petit journal" de Yann Barthes, la visite éclair de la petite nouvelle, bien
obligée de se montrer après son élection dans le VIIe.
Arrivée bonne dernière, vingt minutes après l'ouverture des débats, elle a jeté un oeil, dans l'ordre, sur "La Croix", charité bien ordonnée commence par ses électeurs,
"Le Monde", "Libé", "Le Parisien". Elevée à l'école Sarko, elle a envoyé un SMS, admiré sa French manucure puis pouffé dans l'oreille d'un collègue studieux qu'elle a
dissipé avant de quitter la salle pour passer un petit coup de fil. Quand elle a rejoint les travées, les élus avaient commencé à voter. Après avoir regardé ce que
faisaient ses petits camarades pour ne pas se planter, elle a levé, tout sourire, une main façon Bush prêtant serment sur la Bible. Puis, bousculant tout le monde, elle
a gagné la sortie.
La représentation aura duré moins de deux heures. Résumée par l'intéressée, ça donne : "Ce fut une journée bien remplie, studieuse et concentrée."
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Vendredi 2 mai 2008
Un Français s'attaque au ministère de l'Immigration ("Le Canard" du 30 avril)
Samedi 26 avril, à la caisse 18 du Carrefour Bercy 2 à Charenton, un homme s'énerve. Un vigile emporte ses papiers pour les vérifier. Une procédure obligatoire quand
un chèque dépasse 250 euros, le sien est de 528,06. L'homme qui s'emporte s'appelle Gautier Béranger, il est "responsable du pôle communication" au ministère
de l'Immigration et de l'Identité nationale, et, plus précisément, adjoint de Patrick Stefanini, secrétaire général dudit ministère.
Ca se gâte vraiment, caisse 18, Béranger tempête : "Sale Noir ! Vous n'avez pas le droit de toucher mes papiers, vous pouvez faire une croix sur votre carrière,
c'est moi qui donne les accréditations aux sociétés de gardiennage !"
Sur sa lancée, Béranger menace le vigile de le "renvoyer dans son pays". Ce serait difficile, son pays c'est la France... La scène fait du bruit dans le magasin.
Au point que des employés et des clients proposent leur témoignage à l'insulté, qui dépose plainte au commissariat du XIIe arrondissement de Paris pour "injures
racistes".
Joint par Le Canard, le conseiller du ministère de l'Immigration éclate de rire : "Ca alors ! C'est vachement intéressant ! Vous me l'apprenez, je n'en reviens pas !"
Malgré les témoins ? "Impossible ! J'ai discuté très gentiment avec un monsieur fort sympathique d'ailleurs, je me suis juste inquiété de savoir où il partait avec
mes papiers et lui m'a demandé où je travaillais", assure-t-il. Et Béranger de s'écrier : "Rien de pire que les agressions raciales, ça je ne l'accepte pas !"
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Jeudi 1er mai 2008
A force de proférer des conneries, le p'tit me file le tournis.
Le p'tit, le vendredi 25 avril à la sortie d'une réunion coprésidée avec le prince Albert II : "J'ai fait un rêve, c'est que les peuples de la Méditerranée du Nord
comme du Sud soient aussi imaginatifs et courageux que les peuples d'Europe continentale." Et pan dans la gueule de ces feignasses de Méditerranéens.
Le p'tit, le jeudi 24 avril à la télévision, au sujet des travailleurs sans papiers actuellement en grève, confond par trois fois régularisation et naturalisation.
Méprise intentionnelle... (il ferait alors son Le Pen, ce qui est naturellement impensable) ?
Le p'tit et son chiffre mystère, le jeudi 24 avril à la télévision : "Il y a 500 000 offres d'emploi non satisfaites". Le Canard s'est judicieusement penché sur le
sujet, sachant le p'tit coutumier des chiffres sortis du chapeau. Le Canard a interrogé les services de l'Elysée sur la source de Sarko. Réponse de l'Elysée : c'est l'INSEE.
Le Canard a alors interrogé l'INSEE qui a démenti formellement, ne connaissant pas ce chiffre. Quelques heures plus tard, l'Elysée se ravise : c'est l'ANPE et non plus l'INSEE
qui lui a communiqué cette donnée. Le Canard interroge alors l'ANPE qui dément formellement, ne connaissant pas ce chiffre. Le fin mot de l'histoire, c'est que cette
statistique n'existe pas !
Le p'tit et sa super devinette, hier : "Quel pays peut s'enorgueillir d'avoir autant avancé en un demi-siècle sur la voie du progrès, sur la voie de
la tolérance et sur la voie de la raison ?" Moi je sais, moi je sais : c'est la Tunisie grâce à son merveilleux président Ben Ali !
Le p'tit, aujourd'hui à l'Elysée à l'occasion de la remise du muguet du 1er mai : "Moi je souhaite une France qui récompense le travail, une France où on se dit le
matin en se levant que si on se donne de la peine on en aura la récompense." Voilà ce qu'est un salaire, selon Sarkozy : une récompense. Et moi qui pensais que c'était
tout bonnement un dû... Ou alors la récompense qu'il évoque est plutôt du genre augmentation de 172% ? Mais alors ce n'est plus une récompense, c'est le gros lot du Loto !
Je m'arrête là pour ce soir. Quand je vous dis que le p'tit me file le tournis !
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Jeudi 24 avril 2008
Le ministère de l'Intérieur confirme l'information rapportée cette semaine par le Canard Enchaîné : les expulsions des immigrés par avion rapportent des miles aux policiers qui les
accompagnent.
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Jeudi 17 avril 2008
Nous avons un grand Président :
L'événement est passé totalement inaperçu, et c'est dommage. Avant d'accueillir en grande pompe Shimon Pérès, le président israélien, Sarko avait fait demander à
l'orchestre de la Garde républicaine de modifier son répertoire : il avait souhaité que ladite Garde joue quelques airs de Rika Zaraï, qui, avant de pousser la
chansonnette, avait été sergent de Tsahal. Une idée géniale, croyait-il. Las, les musiciens de l'armée ont d'abord toussé. Puis menacé de se mettre en grève si
Sarko ne renonçait pas à leur imposer ses choix musicaux. L'Elysée a fini par plier et la Garde a joué ses airs traditionnels.
(Le Canard Enchaîné du 16 avril)
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Samedi 5 avril 2008
Oh la jolie dépêche de l'AFP : "Mort en se jetant dans la Marne : l'homme était en situation irrégulière".
"Mort en se jetant dans la Marne". Oh merde !
"L'homme était en situation irrégulière". Ah, bon, j'aime mieux ça.
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Vendredi 4 avril 2008
Dans la chronique de Daniel Schneidermann aujourd'hui dans le Libé :
Opération "il a changé"
... quant aux scènes qui ne cadrent pas avec l'abandon du bling-bling, le plus simple est de ne pas les montrer aux Français. Ainsi de l'ébouriffante prestation
du couple devant les Français de Londres. "Mesdames et messieurs, vous avez chaud ?" demande en arrivant Sarkozy, hilare, aux expatriés rassemblés pour l'entendre.
La salle : oui ! Sarkozy : "OK". Et Bruni, parfaitement synchronisée, de dévoiler ses bras nus, en enlevant son manteau, et en le tendant à un porte-manteau nommé
Kouchner. Rires gras et applaudissements dans la salle. On ne l'a pas vue, celle-là, hormis tard le soir, sur France 3, et sur I-Télé. Aucun des deux 20 heures
ne l'a diffusée. Diable : elle ne cadrait pas. Elle risquait de faire capoter l'opération "il a changé".
Dans Le Canard de la semaine
...rappelant à tous ces donneurs de leçons que le Tibet est une affaire intérieure chinoise, et que la France n'est pas nickel question droits de l'homme, le dénommé Qu
Xing, numéro deux de l'ambassade de Chine, a comparé la répression à Lhassa à la série d'arrestations en banlieue parisienne, et s'est demandé si la France "laisserait
une mission des Etats-Unis enquêter sur ce qui s'est passé à Villiers-le-Bel"
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Vendredi 28 mars 2008
Elle est pas belle, la vie ?
D'après les Echos du 27 mars, le ministère du Budget a restitué pour le moment quelques 222 millions d'euros à quelques 13 500 foyers, au titre du « bouclier fiscal »
pour 2007. Soit un chèque moyen de 16 623 euros envoyés par l'administration à chaque heureux contribuable dont le montant total des impôts dépassait 50% des revenus.
5 321 riches contribuables, dont beaucoup taxés à l'ISF, se sont partagés l'essentiel du gâteau, plus de 210 millions d'euros, soit près de 40 000 euros par tête.
Certains privilégiés ont reçu des chèques individuels de plusieurs millions d'euros (AFP).
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Jeudi 27 mars 2008
Relevé dans "Ca m'intéresse" :
Des expériences menées par Duncan Watts (université Columbia, New York) avec des groupes d'individus discutant politique concluent que 70% de la population a tendance
à penser comme les autres, quitte à dire n'importe quoi. Ce suivisme n'influence donc pas seulement la mode et le top 50, mais aussi le résultat des élections.
Bigre ! S'agirait-il d'une pierre de plus dans le jardin des sondages ? Que nenni ! Vive les enquêtes d'opinion à foison, sans quoi la vie démocratique perdrait tout son sens !
L'Ifop de Laurence Parisot publie encore cette semaine pour le compte de "Paris Match" un sondage selon lequel 69% des Français apprécient Bernard Kouchner. Ouais, moi aussi
je kiffe le Nanard qui fait campagne pour une candidate et qui se retrouve le lendemain dans le gouvernement de son adversaire (par conviction, pas pour la bonne soupe, voyons !).
Moi aussi je kiffe le Nanard qui jugeait scandaleux le projet de créer un ministère de l'immigration et de l'identité nationale et qui le lendemain en est de fait
solidaire. Et à bas cette saloperie de Libé qui reproche à Nanard de ne cesser d'avaler son chapeau, jusqu'à s'interroger ce mercredi en une "A quoi sert Kouchner ?". Au moins à nous
faire rire, non ?
Hillary Clinton aussi est rigolote (extrait du Libé du mercredi) :
Hillary Clinton en flagrant délit de fanfaronnade
La candidate à l'investiture démocrate, qui se présente comme une politicienne "expérimentée", n'hésite pas à en rajouter : "Je me souviens de ce voyage en Bosnie. Je
me souviens qu'on atterri sous les tirs des snipers. Il devait y avoir une cérémonie d'accueil à l'aéroport mais à la place de ça, on a dû courir tête baissée vers nos
voitures", a-t-elle raconté la semaine dernière à deux reprises. Elle décrivait une visite effectuée le 25 mars 1996 à Tuzla, en compagnie de sa fille Chelsea. La chaîne
de télévision CBS a eu tôt fait de déterrer les images de cet épisode, qui n'avait rien à voir avec le souvenir de Hillary Clinton. Ni tension, ni tirs de snipers, ni
course vers les véhicules, mais une cérémonie tranquille, où la première dame d'alors est accueillie sur la piste par des dignitaires et un enfant de huit ans. Confrontée
à sa fanfaronnade, la prétendante démocrate s'est amendée : "Je me suis mal exprimée."
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Mercredi 26 mars 2008
Dans le Figaro du 19 mars :
Première victoire du camembert au lait cru
Les défenseurs du camembert au lait cru viennent de remporter une première manche dans la guerre qui les oppose aux groupes industriels, Lactalis et la coopérative
d'Isigny-Sainte-Mère. L'organisme de défense et de gestion du camembert, qui réunit les représentants de la profession, a voté à 57 % en faveur de l'obligation
d'utiliser du lait cru pour bénéficier de la sacro-sainte appellation AOC. Pour les cinq derniers fabricants de ce fromage au lait cru cette décision sonne
comme une première victoire. En toute logique, l'Inao, gardienne du temple du label AOC, devrait suivre ce vote en juin.
La guerre du camembert avait éclaté en mars 2007 lorsque les géants du secteur, Lactalis et Isigny-Sainte-Mère, qui pèsent à eux deux plus de 80 % de la production
de camemberts AOC, avaient annoncé l'abandon «momentané» de l'appellation de certains de leurs produits, parmi lesquels les marques Lanquetot et Lepetit. Ils réclament
une révision du cahier des charges du label AOC afin qu'il autorise le lait thermisé (chauffé jusqu'à 60 °C).
Lactalis et la coopérative d'Isigny avancent comme principal argument que le lait cru (à 37 °C) présenterait des dangers bactériens mettant en cause la sécurité
alimentaire. Lactalis rappelle qu'il n'a jamais retrouvé le niveau de vente du camembert Lepetit d'avant la crise de la listeria en 1999. Mais surtout ces groupes
industriels sont aussi dépendants des desiderata de la grande distribution. Or les grandes enseignes réclament des fromages «apaisés», capables de tenir plusieurs
semaines dans les rayons réfrigérés, contrairement aux fromages «vivants», aux dates limites de ventes contraignantes qui nécessitent une logistique plus coûteuse.
Compte tenu du fait que les experts scientifiques ne cessent de rappeler que le lait cru ne présente pas de dangers bactériens mettant en cause la sécurité alimentaire,
quel argument reste-t-il à nos chers industriels pour dénaturer le goût du fromage ? Le fric.
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Mardi 25 mars 2008
Dans le Canard du 19 mars :
Sur TF1, dimanche soir, PPDA, se voulant perfide avec Besancenot, l'interpelle ainsi : "Vous dont le mentor Alain Krivine lançait des pavés en mai 68..." On attend
impatiemment qu'il manifeste la même "impertinence" en questionnant Sarkozy : "Vous dont l'un des mentors, Charles Pasqua, fut l'un des dirigeants du SAC, service d'ordre
qui s'illustra lors de la fameuse tuerie d'Auriol..." Mais peut-être que l'info ne figure pas sur les fiches de TF1.
Cet autre filet, celui-ci encore plus anecdotique, dans le même Canard :
Dany Boon, réalisateur comblé de "Bienvenue chez les Ch'tis", fait la couverture de "Match" (13/3) avec cette légende : "Le triomphe de son film est la revanche des
anti-frime." Moyennant quoi sa compagne pose à son côté avec un manteau signé Dior.
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Vendredi 21 mars 2008
Du boycottage des JO en Chine. Vu le triste sort que la France réserve par exemple à ses sans-papiers, peut-elle se permettre de critiquer la politique de la Chine en matière
des droits de l'homme ? Le sulfureux Kadhafi, lors de sa récente visite en Sarkozye, avait répondu à ses détracteurs français un truc du genre : "Occupez-vous d'abord dignement
de vos immigrés et ensuite on verra".
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Mercredi 19 mars 2008
Pour ceux qui douteraient encore que Sarkozy soit un petit rigolo, voici son mot d'accueil ce jour aux six nouveaux secrétaires d'Etat : "Etre membre d'un gouvernement,
c'est mettre pour un temps de côté ses ambitions personnelles, son bien-être, ses aspirations, pour se consacrer entièrement au service des Français".
Suite de la poilade (extrait de www.rue89.com) :
Le gouvernement s'engraisse pour digérer les municipales. 21 membres le 18 mai, 33 au lendemain des législatives de juin, 38 depuis ce mardi. La promesse d'un
gouvernement resserré, faite par le candidat Sarkozy durant la campagne présidentielle, est bien loin. Et que dire de la parité : on ne compte que 13 femmes, soit à peine un tiers.
Au final, au moment de décompter ministres et secrétaires d'Etat, les engagements de Nicolas Sarkozy paraissent avoir fait long feu en matière d'exemplarité gouvernementale.
"Je gouvernerai avec un gouvernement resserré, de quinze ministres, selon une architecture ministérielle totalement renouvelée." (projet présidentiel du candidat Sarkozy)
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Mardi 18 mars 2008
Heureusement que l'UMP, jamais en reste pour reprocher à ses adversaires de ne pas avoir de projet, est là pour pondre des idées lumineuses :
Grève interdite pendant les vacances (Libération, 18/03/08)
Après le service minimum, la grève hors la loi ? Ne doutant de rien, le député UMP Lionnel Luca a déposé une proposition de loi visant à garantir la
« continuité du service public » dans les transports durant les périodes de congés et d'affluences massives. Selon lui, il s'agit d'éviter le déclenchement de
mouvements de grève au départ ou au retour des vacances. Les avions et les bateaux seraient visés au même titre que les trains. Sept périodes seraient concernées
par cette proposition de loi, dont les fêtes de fin d'année.
Selon le texte de l'élu des Alpes maritimes (UMP souvent proche des idées de l'extrême droite), il ne pourrait y avoir de grève durant les périodes suivantes : du
15 décembre au 5 janvier, pendant les vacances scolaires de février, durant les vacances de printemps, du 25 juin au 25 juillet, du 25 juillet au 5 août,
du 25 août au 5 septembre et durant les vacances de la toussaint.
Cet autre article paru hier dans "Le Monde" :
NICOLAS SARKOZY, "FASHION VICTIM"
Le conservateur Wall Street Journal affiche une photo bizarrement déformée du président français tout sourire, présentant à l'objectif un sac Louis Vuitton.
Et d'expliquer que les Français ont été déçus par la rupture annoncée. Celle-ci s'étant traduite par un affichage visiblement peu prisé : "Rolex à 14 000 dollars",
"jogging en Ralph Lauren", " bague de fiançailles Christian Dior à 30 000 dollars "... Le journal note que les marques, elles, ont bénéficié de l'effet publicitaire.
Mais si les Français aiment la mode, ils ne goûtent pas l'idée que leur président soit un représentant publicitaire, estime le WSJ. De "bling-bling", le président
français est devenu une "fashion victim", conclut le quotidien financier.
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Jeudi 13 mars 2008
Jolie une du Canard Enchaîné, relative aux marchandages autour du Modem : "Bayrou ouvre un Centre commercial".
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Samedi 8 mars 2008
Ce titre d'une dépêche Reuters : "Nicolas Sarkozy veut imposer l'égalité salariale".
172% d'augmentation chacun ? Chiche !
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Mercredi 27 février 2008
Je n'arrive pas à me lasser du courrier des internautes du Figaro, qui agit sur moi comme un gaz hilarant (oui, je sais, je ris bêtement. Et alors, ça vous ennuie ?
Eh ben cassez-vous, pov' cons !) . Petit florilège du jour (les deux derniers commentaires étant totalement stupides, sans doute l'oeuvre de salauds de gauchistes) :
Bravo monsieur le Président, pas besoin d'en faire une polémique, même si vous représentez les Français vous n'en restez pas moins un homme. Il a eu de la chance cet
hurluberlu car avec moi ce n'était pas "pauvre con" mais direction les urgences avec un coup de boule bien placé.
Le président de la France n'est pas un produit que l'on achète au supermarché; je comprends parfaitement la réaction de M. Sarkosy.
au moins on vois que c'est monsieur tout le monde un hêtre humain quoi
Mr Sarkozy est le président de tous les français (bien ou mal élevés) il se met donc au niveau de celui qui l'interpelle ! il ne pouvait pas dire (comme dans le 16e)
"paltoquet, hors de ma vue" (cela nous aurait choqués).
Les médias sont tombées sur la tête, ce voyou qui a insulté le président devrait etre derrière les barreaux, c'est du simple bon sens.
si tf1 n'en a pas parlé c'est qu'il ne sait juste pas abaissé au niveau des autres télévisions!!!!!
Il a bien fait de répondre à cet imbécile je ne vois pas en quoi il se laisserait insulter par un inadapté social ou un gauchiste quelconque ....
Il faut rester tout de meme dans le contexte , le salon de l'agriculture n'est pas l'academie française. On s'exprime souvent gras dans la professsion.
il a raison de ne pas se laisser insulter par un vieux communiste révolutionnaire inéduqué (jamais un homme de droite n'a manqué de respect à M. Mitterand)
Il faut leur parler comme ça à ces pecnos d'agriculteurs
J'admire le président Sarkozy qui assume ses erreurs et prouve qu'il à l'envergure d'un De Gaules, la classe et surtout le courage.
Incroyable les réactions de ceux qui veulent une France "Touche pas à mon pote", une France du passé, une France de "couilles molles."
Bravo à notre Président qui ne se laisse pas faire et qui veut redresser la France.
Laissez les ânes braire comme cet animal échappé de la porcherie qui vous a insulté.
La France silencieuse est avec vous
Un Président de la République n'en est pas moins un homme. Pourquoi devrait-il se laisser salir et insulter par des tristes individus rémunérés par la gauche
pour ce genre de provocations stériles.
Je comprends que Sarkozy se sente insulter lorsqu'on ne lui serre pas la main, lui qui la serre si volontiers à tous les grands dictateurs de ce monde!
Consignes de Sarko à la police lorsqu'il était ministre de l'intérieur :
"Devant un quidam qui vous insulte, vous devez rester digne... le non respect de ce principe sera sévèrement puni car il en va de l'image de la police..."
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Mardi 26 février 2008
Révélation sur l'origine de l'élégant "Casse-toi, pauv' con !" : c'est ce qu'aurait répondu Cécilia au SMS chevaleresque du p'tit Nicolas ("Si tu reviens, j'annule tout").
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Dimanche 17 février 2008
Le p'tit a encore frappé. Son idée lumineuse ? Confier la mémoire d'un enfant français victime de la Shoah à chaque élève de CM2. Excellent (pour faire diversion, le p'tit
est un champion) ! Prochaine étape : confier à chaque élève de CM2 la mémoire d'un enfant arrêté et expulsé avec ses parents sans papiers, victime des lois du Ministère
de l'Immigration et de l'Identité Nationale.
Le p'tit lors de la campagne présidentielle : "Etre président, c'est une ascèse, c'est l'oubli de soi et sans doute la mise entre parenthèses de son
bonheur personnel, de ses sentiments, de ses intérêts, pour ne plus avoir en tête que le bonheur des Français."
Lu dans Libé : "Sarkozy n'est pas petit, il est bas". Zut, moi j'aimais bien l'appeler "le p'tit", pour exprimer toute l'affection que j'ai pour lui.
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Jeudi 14 février 2008
Carla Bruni-Sarkozy à propos du SMS révélé par le NouvelObs.com ("Si tu reviens, j'annule tout", aurait écrit à Cécilia le petit Nicolas, quelques jours avant
son mariage avec Carla) : "Si ce genre de sites avait existé pendant la guerre, qu'en aurait-il été des dénonciations de juifs?". Eh oh cocotte, "C'est quelqu'un qui
m'a dit...", c'est pas d'la dénonciation, ça ?
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Mercredi 6 février 2008
Deux mille huit, année d'la frite. Coucou me v'la. Avec de nouvelles intentions. Résolu à mieux positiver que Carrefour, Raffarin et Laurie réunis. Chanter du Carlos et
du Carla. Voir la vie en rose plutôt qu'en rosse. Bye-bye les banderilles. Viva la vida. Tout va très bien madame la banquise. SARKOZY EST AMOUR.
En avant la zizique (tant pis).
Un nouvel album arrive (si, si !).
Le 12 mars, j'ai la chance, l'honneur, la joie (merci Simon) de jouer aux
Trinitaires
à Metz en compagnie des Atomic Garden (sûrement un groupe de jeunes
délinquants).
Le 24 mai, concert parigot à l'occase d'un rendez-vous de babs à poils longs (merci Michel) pour la fête des AMAP (Association pour le Maintien d'une Agriculture
Paysanne). Il me reste trois bons mois pour me mettre à composer des bourrées (à jeun). Ah, au programme, y'aura aussi le très chouette Nicolas Bacchus.
La Carla à son Nico obtient 60 000 euros en justice contre Ryanair pour "dommage patrimonial et moral" (suite à la fameuse pub qui disait qu'avec Ryanair les
tourtereaux voleraient pour pas cher, alors que c'est pourtant gratos avec Air Bolloré). La Carla demandait 500 000 euros de provision pour le préjudice subi
dans son activité professionnelle de "mannequin, auteur, compositeur et interprète de talent". De talent, c'est tout ?
"Nicolas Sarkozy entend donner une dimension politique aux élections municipales" a affirmé le porte-parole de l'Elysée, David Martinon. Ca c'est bien dit, mon p'tit
David ! Sans toi on n'aurait jamais pensé que des élections municipales puissent avoir une dimension politique.
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Mardi 18 décembre 2007
Si ce n'est déjà fait, je vous invite à signer la pétition
Touche pas à mon ADN
Les nouvelles aventures de Blanche Neige et Simplet. J'ai ri aux larmes à la lecture des commentaires éclairés laissés sur le forum du Figaro (une pépite en matière de poilade). Ma sélection du jour :
C'est un principe de la République de pouvoir sortir avec qui l'on veut. Alors par pitié qu'est ce que cela peut bien nous faire si notre président sort avec un ex mannequin qui chante ma foi fort bien. Il a le droit d'avoir une belle femme à ses pieds non.
il a le droit d avoir une vie amoureuse il est encore jeune
Il doit pas etre si petit , etant donnée qu'il va a chaque fois avec des mannequin.
Il a pas choppé la plus vilaine
Oui, et alors ??? cela regarde qui ? que l'on regarde dans son jardin . qu'il soit president ou simple pekin, il trempe son bisquit comme nous ou il veut non ? pourquoi en faire un fromage ca ne regarde que lui
il a le droit d'avoir une vie privée et amoureuse, ce n' est pas un eunuque
Nous avons choisi un Président et pas une bonne femme
Si au moins elle chantait bien...
tout célibataire est libre d'aller et venir comme il l'entend
J'espere que Mr Sarko s'est protegé...
Qu' elle le relaxe beaucoup , mais pas trop, il faut qu'il garde la Pêche .
Le président de la République est sensé donner l'exemple aux français. Est-ce un bon exemple un homme qui divorce, et qui un mois après s'affiche avec une autre femme sans complexe ? N'est-ce pas bafoué la valeur de la famille, garant de la stabilité des individus et de la nation ?
vous êtes brillant, au top de votre carrière, vous avez envie de séduire une jeune femme ancien mannequin habituée à la jet-set et où l'emmenez-vous le week end? Chez Mickey !!! Quelle classe, quel goût ! Si j'étais une femme je me poserai des questions sur un tel choix !
quand même avec le choix qu'il a, il aurait pu choisir une fille un peu plus classe il représente quand même la France.
Je trouve que Cécilia et Carla se ressemblent.Mêmes pommettes hautes.Sarkozi a l'air sensible au charme slave...peut être va t'il finir avec Poutine?
On dirait Cécilia plus jeune. C'est peut-être un signe qu'il l'aime toujours.
au moins avec carla bruni , on sait a quoi elle ressemble nue la premiere dame de France .
c 'est bien la preuve que tout le monde peut attraper une princesse même les plus démunis ,que ce soit physiquement ou intelectuellement
Mais pourquoi il y a 40 ans, ne voyait-on pas de Gaulle avec Sheila dans Ici Paris ou France-Dimanche ?
Il est impensable de voir de telles choses, où va s'arrêter Sarkozy, il oublie qu'il est président de la République Française, un peu de tenu Monsieur le Président !
Monsieur le Président, Il me semblerait mieux que vous fréquentiez des femmes qui ont votre taille
Il est certain qu'un président marié représententerait mieux notre pays, tant en France qu'à l'international.
J'estime que le président sarko est allé trop vite et n'a pas su apaiser ses sentiments.
Il etait peu probable que Sarkozy sorte avec une caissiere de supermarche !
Pas mal la première maitresse de france. Le truc c'est qu'il ne faut pas qu'elle essaye de chanter la marseillaise parceque la fanfare de la garde republicaine couvrira sa voix...
Se ballader à Eurodisney ? surprenant non ? Et le menu big mac, il lui a offert avant ou après le train fantôme ?
Sacrebleu ! mais comment fait-il ? Je veux qu'il me donne des cours de séduction parce qu'avec son physique il doit en déployer des tonnes pour séduire un top comme bruni
Croyez vous qu'en ce moment le plus important , est de savoir avec qui et dans quelle position, Monsieur Sarkosy plonge dans le stupre et la fornication.
laissez les vivre... tranquillement. Ils sont beaux tous les deux
Après tout la politique n'a jamais exclu la beauté et surtout pas le talent, voyez Mme Rachida dans Match ou Mme Yade souriante.
Pour guider une nation, il faut être dans la moyenne de la population:" marié"; sinon son parcours sera lourdement affecté.
il est certain qu'elle est plus jolie que khadafi mais est ce suffisant?
je trouve que cest tres bien de toute facon a son niveau les pretendantes ne devaient pas manquer
Monsieur le président, croyez vous que carla soit faite pour vous ?
Comment parler de première dame alors que c'est la n-ième?
Nicolas, prenez garde ! Elle cherche à se faire un coup de pub !
Carla ressemble à Cécilia. Le visage. Le meme ovale, la meme couleur des yeux, les lèvres sans volume, joux plats, cheveux raides, teint pale, sourire pincé... Elle est aussi plus grande. Plus belle? pour l'instant.
Elle a fait la premiere dame plus d'une fois si vous permettez,elle est donc parfaitement entrainee.
Il est impensable de voir cette personne premiere dame! Pourquoi un homme qui se detendrais un peu soit il avec une femme, aurait il l'obligence de vivre avec?
A quand Sarko avec Laure Manaudou ou Josianne Balasko ?
Carla Bruni a les mêmes initiales que Carte Bleue. Serait-ce là un signe?
Elle est jolie, jeune et pas dénué d'intelligence. C'est un bon choix, je l'approuve.
Ne nous emballons pas, ce ne sera pas la derniere que nous verrons a son bras d'ici 2012.
Toute façon, faut bien qu'il tire son coup comme tout le monde notre président, alors quoi ?
Puisqu'on doit voir les premières dames très souvent, autant qu'elles soient belles. Et puis quelle belle ambassadrice ! Un Président de grande classe. Nous sommes fiers de l'avoir élu. Que de chemin parcouru en 7 mois !
Nicolas Sarkozy est un séducteur, en plus d'être brillant, sportif , courageux et sympathique. Il a tout pour lui
Ce que je ne comprends pas c'est pourquoi dysneyland ?
C'est la démonstration, que il est possible un amour entre un français et une italienne et viceversa!!.
blanche neige et simplet à dysneyland : quoi de plus normal?
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Lundi 17 décembre 2007
Des chercheurs américains estiment qu'en 2035 aux Etats-Unis, 37% des hommes et 44% des femmes de 35 ans seront obèses ! Aujourd'hui, chez les adultes français, 57% des
hommes et 41% des femmes sont en surpoids ou obèses (dont respectivement 16,1% et 17,6% d'obèses). Une jolie note d'espoir pour le milliard de personnes qui ne mangent pas à leur faim.
Christine Lagarde (ministre de l'Economie) a parlé ce soir sur France Inter de "partisanisme". Ca vaut largement la bravitude, non ?
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Dimanche 16 décembre 2007
Du chef de la diplomatie libyenne lors de sa conférence de presse finale à propos de Bernard Kouchner :
"C'est un homme gentil, mais il me fait toujours rigoler quand je l'écoute : il est capable de déclarer quelque chose le matin et de dire le contraire le soir"
Il peut même faire campagne pour un candidat et se retrouver le lendemain dans le camp de l'adversaire élu.
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Samedi 15 décembre 2007
Encore dans Le Canard Enchaîné :
Nonce Paolini a fait grosse impression, mercredi 5, lors d'un dîner du Club de l'audiovisuel. Pour sa première séance de questions-réponses avec la presse depuis son
arrivée à la tête de TF1, Paolini a livré ses recettes pour redresser l'audience de la Une, qui vient de passer sous la barre des 30%. Et côté information, voilà ce que
Paolini a lâché sans rire : "TF1 ne doit pas chercher à investiguer au-delà du nécessaire". Après quoi le patron de la chaîne a prié les journalistes de ne pas reproduire
ce propos. Mais il est tellement magnifique que Le Canard a décidé de passer outre...
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Vendredi 14 décembre 2007
De mal empire (Le Canard Enchaîné)
Trouvez quel hyper-dirigeant de la France et omni-sauveur de la patrie se cache donc sous ce portrait :
"Il ne reste pas un moment tranquille ; il sent autour de lui avec effroi la solitude des ténèbres ; ceux qui ont peur la nuit chantent, lui il se remue. Il fait rage,
il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant créer, il décrète ; il cherche à donner le change sur sa nullité ; c'est le mouvement perpétuel ; mais, hélas !
cette roue tourne à vide."
L'auteur s'appelle Victor Hugo et sa cible est ici... Louis Bonaparte, alias Napoléon III, ainsi croqué dans "Napoléon le petit" (Actes Sud).
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Jeudi 13 décembre 2007
Cherche esclave bac + 10 (Le Canard Enchaîné)
Traductrice, Françoise a manqué de s'étrangler en découvrant, fin novembre, cette offre d'emploi pas piquée des vers sur le site Internet de l'ANPE : "Vous aurez en
charge la dactylographie d'un roman et le traduire [sic] du français en arabe. Vous vivrez au domicile de l'employeur." Et plus, si affinités ? Puis quoi
encore ? "Vous assurerez quelques heures de ménage et de repassage, courses et cuisine", ajoutait l'annonce !
Colère de Françoise et de l'Association des traducteurs de langue française : "On n'est pas des bonnes à tout faire, s'indigne son président. Il y a quelques
mois, un collègue avait déjà vu une annonce pour un boulot de traducteur-cueilleur de pommes !"
Devant la fronde, l'ANPE a retiré l'annonce fissa.
Et dire que Sarko veut mettre au pas les chômeurs qui refusent ces très chics offres d'emploi...
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Mercredi 12 décembre 2007
La double augmentation de Sarko (Le Canard Enchaîné)
C'est acquis : Sarkozy, à défaut de soigner celui des Français, a su bichonner son propre pouvoir d'achat. A un point jusqu'alors inédit. Entre le 6 mai - jour de son
élection - et le 31 décembre 2007, Sarko aurait dû normalement percevoir 7 500 euros net mensuels. C'était le traitement de son prédécesseur Chirac. Or, à peine élu,
le nouveau président a demandé - et naturellement obtenu - de voir son salaire de ministre de l'Intérieur prolongé jusqu'à la fin de l'année. Soit 11 500 euros net
mensuels. Une information qu'a confirmé l'Elysée au "Canard"...
On connaît la suite. La fiche de salaire du président de la République va faire un nouveau bond en janvier : 19 331 euros net mensuels. Cette augmentation de 172 % est, elle,
désormais inscrite dans la loi. "Par souci de transparence", a justifié Sarko.
La rupture est décidément très contraignante...
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Mardi 11 décembre 2007
Cette une de Libé sur le tapis rouge déroulé à Kadhafi : "Silence, on vend".
Des deux menteurs suivants, qui ment le moins ?
Nicolas Sarkozy a assuré lors d'une conférence de presse hier avoir "dit au président Kadhafi combien il fallait continuer à progresser sur le chemin des droits de
l'Homme".
Le dirigeant libyen Moammar Kadhafi a affirmé aujourd'hui que Nicolas Sarkozy ne lui avait pas parlé des droits de l'Homme, contrairement à ce qu'a déclaré le président
français. "Nous n'avons pas évoqué, moi et le président Sarkozy, ces sujets", a déclaré le colonel Kadhafi dans un entretien à France 2.
Nous avons un grand président.
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Lundi 10 décembre 2007
Dans le Libé du jour : Sarkozy n'aura jamais à féliciter chaleureusement son ami Kadhafi pour une victoire électorale. En Lybie, le Guide de la révolution ne s'embarrasse
pas de pareilles formalités. Kadhafi est Guide à vie, les partis politiques sont interdits, et le critiquer est passible de la peine de mort. Commanditaire d'attentats
monstrueux, Lockerbie, le vol de l'UTA, Kadhafi a encore défendu le terrorisme ce week-end. C'est cet homme que Sarkozy est "très heureux de recevoir".
Qui a dit "Je suis très heureux de vous recevoir à Paris" en s'adressant à Kadhafi reçu ces jours-ci avec le tapis rouge ? Nicolas Sarkozy le samedi 8 décembre à Lisbonne.
Qui a dit "Je ne passerai jamais sous silence les atteintes aux droits de l'Homme au nom de nos intérêts économiques" ? Nicolas Sarkozy lors d'un meeting de la campagne présidentielle en mars 2007.
Qui a dit "Je ne crois pas à la realpolitik, celle qui fait échanger ses principes contre des contrats" ? Nicolas Sarkozy lors d'un meeting de la campagne présidentielle en mars 2007.
Qui a dit "Président de la République, je ne me tairai pas devant les insultes aux droits de l'Homme" ? Nicolas Sarkozy lors d'un meeting de la campagne présidentielle en mars 2007.
Qui a dit "Notre pays n'est pas un paillasson, sur lequel un dirigeant, terroriste ou non, peut venir s'essuyer les pieds du sang de ses forfaits. La France ne doit pas recevoir
ce baiser de la mort" ? Rama Yade, la secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme, aujourd'hui même.
Qui a dit "L'honneur des parlementaires, ce n'est pas de se compromettre avec un terroriste" ? Lionel Lucas, député UMP, aujourd'hui même.
Nous avons un grand président.
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Dimanche 9 décembre 2007
Alors comme ça, Tsarkozy déclare la guerre à ce qu'il appelle la "voyoucratie" (suite aux émeutes à Villiers-le-Bel). C'est le même qui compte parmi ses plus proches amis un certain Patrick Balkany. Pire,
c'est le même qui reçoit ces jours-ci le terroriste Kadhafi.
Alors comme ça, Tsarkozy téléphone à Poutine pour le féliciter chaleureusement de la victoire du parti de ce dernier aux législatives. C'est le même qui martelait dans son
premier discours de président le soir de son élection qu'il "serait du côté des opprimés tout autour du monde", le même qui rétorquait à ceux qui lui reprochaient d'avoir
rencontré Bush que c'était moins honteux "que de serrer la main de Poutine" et il rappelait les dizaines de milliers de morts de la guerre en Tchétchénie. Notons que pas
un état occidental n'a félicité Poutine sauf la France par la voix de Tsarkozy (Angela Merkel a pour sa part déclaré que "la Russie n'est pas une démocratie").
Nous avons un grand président.
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Mercredi 28 novembre 2007
D'un lecteur du Monde (un certain Frédéric mais c'est pas moi) à propos du drame de Villiers-le-Bel :
"Ils n'ont pas de chance, les flics, il a fallu que ça leur tombe dessus : les gamins n'avaient pas un risque sur mille d'aller se planter contre une voiture de police
plutôt qu'une voiture "civile", un arbre ou un mur. Et vlan, pas de pot, colossale coïncidence : une voiture de police se balade dans les parages, juste par hasard.
Pauvres flics, quelle guigne ! Et maintenant, ils sont obligés de se justifier ! Et la voiture qu'il va falloir remplacer. Nous sommes bien ingrats avec eux !"
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Mardi 27 novembre 2007
Dans Charlie, un bout du rap de Stop la Grève, par Charb :
Les employés de la SNCF
Gagnent plus d'argent que les SDF
Pourtant conduire un train
C'est moins crevant que de tendre la main
Ils partent à la retraite de leur vivant
Ca prouve bien que ce sont des fainéants
Le salarié qui n'est pas flemmard
Meurt le lendemain de son pot de départ
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Vendredi 23 novembre 2007
Vas-y Olivier, fonce (même si ça te fait une belle jambe, sache que tu as désormais ma voix) !
Olivier Besancenot veut "la rentrée sociale permanente" (LE MONDE)
Pour eux, "la lutte continue". Olivier Besancenot leur a redit, jeudi 22 novembre à la Mutualité à Paris, pour son meeting "de rentrée sociale". Quelque 2 000
sympathisants étaient venus écouter leur leader.
Jeunes et moins jeunes, séduits par le verbe radical du postier révolutionnaire. Des tout nouveaux, comme Geoffroy, professeur des écoles, qui est là parce qu'"il
n'y a pas de réponse de la gauche en ce moment". Ou des anciens qui reviennent, comme Pierre, médecin, pour "faire un tour".
A la tribune, l'ex-candidat à l'élection présidentielle s'est entouré des représentants du mouvement social. Il y a là Vincent Pelletier, de l'association Aides,
mobilisé contre les franchises médicales, Suzanne, étudiante des Jeunesses communistes révolutionnaires, qui se bat "contre la soumission des facs aux intérêts privés",
Bruno Giuliani, agent d'EDF qui fustige les directions syndicales qui ont "refusé de créer les conditions de la reconduction de la grève". Sont aussi présents des
mal-logés de la rue de la Banque. Ou encore Natacha Larchat, agent de la SNCF, qui assure que les cheminots ont "semé des grains d'espoir". Tous sont convaincus
d'être la vraie gauche. Celle qui a cru, dès cet été, que "la rentrée sociale aurait bien lieu contre la politique de Sarkozy". Et qui est persuadée, comme le
pronostique M. Besancenot, qu'elle "ne s'arrêtera pas là", parce que des "dizaines de milliers de gens sont en train de reprendre confiance dans leurs propres forces".
Le jeune dirigeant de la LCR prévoit même "une rentrée sociale permanente".
"UN SACRÉ SOUFFLE"
Pour lui, si Nicolas Sarkozy a pu "marquer des points", c'est "parce qu'il y a une partie de la gauche qui n'est nulle part". Une gauche – le PS – qui "s'excuse
à chaque début de phrase", qu'on "n'entend jamais pendant le mouvement sauf pour dire qu'il est temps de reprendre le travail". Lui veut répondre à François Hollande,
qui aurait raillé les "éternels porteurs de pancartes" : "Certains responsables socialistes devraient réapprendre à le faire parce que ça peut être vachement efficace."
Le public ravi, hue, siffle, les dirigeants socialistes ou syndicaux "qui ont trahi la lutte". "Il faut une gauche qui soit capable d'aller à contre-courant", martèle
le porte-parole de la LCR. "L'heure est venue de faire du neuf à gauche", scande-t-il, et de "regrouper la masse de ceux qui se battent au quotidien". "Par le bas,
il y a un sacré souffle", insiste-t-il.
M. Besancenot rappelle qu'il veut un parti rassemblant les trotskistes, les guévaristes, les libertaires, les syndicalistes et les féministes. Et conclut : "La clé du
succès c'est de se représenter soi-même".
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Samedi 17 novembre 2007
Je me répète, mais les gouvernants (de droite comme de gauche. Au fait, elle est passée où, la gauche ???) me foutent tellement les boules ! Qu'attendons-nous pour déloger nos irresponsables politiques de leurs cages dorées ?
Le député : "Il faut que vous cotisiez 40 ans comme tous les Français !".
Le cheminot : "Comme tous les Français, dites-vous ? Alors pourquoi, vous Monsieur le député, pour toucher 1572 euros de retraite, cotisez-vous seulement 5 ans ?"
Le député : "Euuuuuhhhh...."
Que les députés donnent l'exemple en commençant par réformer leur propre régime très spécial. Sans cette mesure sine qua non, leur discours restera inaudible (pour ne pas dire intolérable).
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Vendredi 16 novembre 2007
Le mot du jour est attribué à un syndicaliste SNCF : "J'en ai marre de me faire donner des leçons par les politiques sur les retraites. Qu'on nous donne alors celle
des députés." (Libé)
Rappel : pour toucher 1572 euros de retraite mensuelle, un député cotise... 5 ans.
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Jeudi 15 novembre 2007
Nico la classe... (Le Canard Enchaîné)
Désormais, il faut le savoir, lorsqu'un excité dans la foule l'insulte, le président de la République répond. Alors, évidemment, ça n'est jamais complètement improvisé.
Il s'agit toujours de réitérer l'exploit de 2005, à Argenteuil, façon "Vous voulez qu'on vous en débarrasse, hein, madame, de cette bande de racaille ?".
On déboule ainsi dans une poudrière, caméras devant, gardes du corps derrière. On guette la petite phrase comme il y en a toujours, et hop !, bien en face de l'objectif,
on met le paquet. Le scénario est bien réglé. La mise en scène rodée.
Sauf que parfois, comme le 6 novembre à Guilvinec, le film fait un flop. Parce que le comédien n'est plus un ministre en campagne, mais un président en exercice.
Et ça donne ça...
Un manifestant gueulard : "Hé 140% ! 140% de plus, enculé !"
Le président de la République : "Qui est-ce qui a dit ? C'est toi qui as dit ça ? Ben, descends un peu l'dire ! Descends un peu !"
Le gueulard : "Bah, si j'descends, j'te mets un coup de boule, alors vaut mieux pas."
Le président de la République : "Si te... si tu crois queuuh... si tu crois que c'est en insultant que tu vas... que tu vas régler le problème des pêcheurs, eh bien,
permets-moi de te dire...per...meu...tu...qu'tu...vin...tsé...ben, viens, viens, viens qu'on discute !"
C'est vrai ça, viens en causer avec mes malabars si t'es un homme !
Heureusement à Guilvinec, le spectacle ne s'est pas limité à cet échange. Il faut également revoir Sarko Ier écrasé au milieu des marins pêcheurs, totalement débordé dans
la mêlée, cherchant à leur répondre à tous, ne sachant plus où donner de la tête et de la main. Il s'énerve, bafouille à la Louis de Funès et c'est du charabia, mais
toujours un oeil sur la caméra : "Les autres, y z'avaient qu'à venir aussi, hein ! Moi chuis venu. Et si on vient, on dit pou'quoi il est venu ? Et si on vient pas, on
dit pou'quoi il est pas venu ?"
Boudiou ! Et quel final ! "En plus, je vous amène le soleil", fanfaronne Sarko Ier en s'éloignant. Un manifestant : "Hé ! Et comme on dit chez nous, il pleut qu'sur les cons !"
Sarko revient, se penche et lui glisse, complice, à l'oreille : "Dis donc, il doit pleuvoir souvent alors..." Le manifestant : "Hé, ça veut dire quoi ? Que les Bretons
sont des cons ?!"
Sarko, qui se raccroche aux branches : "Non, ça veut dire qu'il y en a et j'en connais. Ah, ah, ah..."
Fin du spectacle. C'était Monsieur Nicolas Sarkozy, président de la République française.
La Guerre des Moutons (d'un internaute sur Rue89)
N'est-il pas affligeant de voir dans les médias complaisants à l'égard du pouvoir, c'est-à-dire presque tous, une avalanche de témoignages de moutons qui, non contents d'être livrés aux prédateurs qui les dévorent et de se faire tondre par leurs bergers, ne trouvent rien de mieux que de critiquer les seuls qui ont le courage de se défendre ?
Après s'être fait sucrer leurs retraites sans réagir par Fillon il y a quelques années, et bien qu'ils passent leur temps à pleurnicher sur la baisse, mois après mois, de leur pouvoir d'achat, qu'ils voient l'argent de leurs impôts distribué aux contribuables les plus riches du pays, ces esclaves s'en prennent à ceux qui, au lieu de se laisser plumer comme des pigeons, ont le courage de résister.
Mais où en est donc ce peuple d'avachis prêts à tout accepter pourvu qu'on leur organise une coupe du monde de foot de temps en temps, qu'on leur laisse de quoi s'acheter un 4x4 d'occasion, un écran plasma fabriqué en Chine par des esclaves moins payés qu'eux, des fringues « de marque » fabriquées en Inde par des gamins qui bossent 16 heures par jour, et surtout de belles vacances organisées en troupeaux pour aller jouer les riches dans les pays pauvres ?
Pendant ce temps-là , leurs parlementaires se paient des retraites de luxe où chaque année de cotisation compte double, leur président s'augmente de 172%, et leurs enfants étudiants, aussi veules et minables qu'eux, applaudissent quand les CRS chargent ceux qui bloquent les facs.
Triste destin pour un peuple qui, le 4 août 1792, avait eu le courage de se débarrasser de ceux qui prétendaient ne justifier leurs privilèges que par leur hérédité.
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Mercredi 14 novembre 2007
Y'a pas à dire, il est fort, ce Tsarkozy. Réussir à faire en sorte que les petits s'attaquent aux petits quand nous devrions tous ensemble nous attaquer aux grands,
c'est balaise. Chapeau l'artiste (et surtout, profite bien de tes 172% d'augmentation) !
Le billet de Pierre Marcelle dans Libé : "des voix montent, de l'UMP profonde et du gouvernement, qui poussent au crime. Ah, si des salariés pouvaient faire le boulot
des CRS et cogner sur des salariés... Ah, si des étudiants pouvaient faire le boulot des gendarmes et le coup de poing contre des étudiants..."
J'entends parler d'équité pour justifier le passage à 40 annuités pour tout le monde. Où est l'équité quand un ouvrier doit cotiser 40 ans alors qu'il est établi que son espérance de vie est inférieure de 10 ans à celle d'un cadre ?
Le côté positif de la grève, ce sont tous ces hommages rendus à Ingrid Betancourt. Ben ouais, avec tous les moutons qui gueulent qu'on les prend en otage.
Bref, j'ai abandonné toute idée de débattre avec les "on nous prend en otage", les "cheminots = privilégiés", les "cheminots = égoïstes", etc (discours primaire qu'il est
de bon ton d'adopter quand on est un bon mouton). Car encore une fois, la grève des cheminots prendrait la forme d'un transport gratuit, vous verriez que toute la
population se mettrait illico presto à soutenir bec et ongles ces "égoïstes privilégiés qui nous prennent en otage", hé hé hé.
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Mardi 13 novembre 2007
De la débilité des sondages.
A quand l'interdiction totale des sondages, qui d'une part constituent un outil de manipulation de l'opinion, d'autre part permettent de dire tout et son contraire ?
Exemple avec le sondage du jour paru dans Libé (pour le coup, bravo Libé !) : d'après l'institut LH2, Sarkozy recueille 54% d'opinions favorables (ah bon ? Quand même 54% malgré les cadeaux
fiscaux aux plus riches, les vacances sur un yacht, les 172% d'augmentation, copain-copain avec Bush et Kadhafi, les tests ADN pour les étrangers, les expulsions arbitraires, le ministère de l'immigration et
de l'identité nationale, les franchises médicales, les sans-papiers défenestrés,... ???). Alors que le même sondage indique que
"l'action menée par Nicolas Sarkozy et son gouvernement depuis six mois" est considérée plutôt comme un échec en matière de pouvoir d'achat
(c'est l'avis de 79 % des sondés), de croissance économique (59 %), d'emploi (56 %) et de fiscalité (54 %) ! Circulez, y'a rien à piger.
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Lundi 12 novembre 2007
Un cheminot qui pense à sa retraite n'est-il point ni plus ni moins égoïste que quelqu'un qui pense à son moyen de transport ?
Si les cheminots sont des "privilégiés", quel est le mot qui convient pour le président +172%, les ministres, les députés ?
Si la grève des transports prenait la forme d'un transport gratuit, les cheminots seraient-ils considérés comme des "privilégiés" ?
Pourquoi n'entend-on personne râler quand le service des impôts est en grève ?
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Samedi 10 novembre 2007
Où l'on entend enfin l'insulte du pêcheur du Guilvinec, que les téloches ont censurée. Je me passe cette vidéo en boucle, c'est jouissif :
Sarko le courageux (avec sa vingtaine de gardes du corps) et le pêcheur du Guilvinec
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Vendredi 9 novembre 2007
Aujourd'hui j'ai découvert une mine d'or ! Pour rigoler à s'en taper le cul par terre (tel un président qui se serait octroyé 172% d'augmentation -- de salaire, pas de taille), rien de tel que les
commentaires éclairés des brillants participants au forum internet du Figaro. Les meilleurs du jour ("Accrochez vos ceintures !", comme dirait Fillon) :
"Que des gens souhaitent faire grève, c'est leur problème, pour certains, la motivation est syndicale ou corporatiste, pour d'autres, c'est une manière utile de
ne pas travailler ou ne pas étudier. La plupart des étudiants sont boursiers ou financés par leurs parents. On a même vu à Caen un étudiant africain haranguer
ses congénères Normands."
"pourquoi cette nouvelle grève, faut il croire que les cheminots sont aveugles et s'entêtent à ce point, prennent ils le bâton pour ce flageoler ? la goutte d'eau
déborde...."
"On peut dire que les grévistes nous prennent en otage pour leur confort personnel. On peu dire sans l'ombre d'un doute qu'en fin de compte, les grévistes sont des
terroristes".
"les cheminots en ont marre de se faire traiter de feneants pour les autres parce qu'ils font la greve tout le temps alors pourquoi n'arretent-t-il pas de faire la
greve tout le temps?"
"le 15 allons dans les gares et pendons tous les cheminots qui passent. Ils sont tellement fainéants que nous risquons de ne pas en trouver beaucoup "
"Les fonctionnaires ne devraient pas avoir le droit de faire grève. Cela créé un état dans l'état et il leur est trop facile de prendre le peuple en otage."
"Pourquoi ne pas contre manifester devant les siéges des syndicats?"
"Il y en a marre de tout ça. Je suis d'accord qu'il y est un droit de grève mais pas pour n'importe qui. Là trop c'est trop. Il ne faut pas qu'il y est deux France.
Les fonctionnaires ne pensent pas de la même façon que les autres français. "
"Les 35 heures, je les fais en 2 jours, et je ne m'en plaints pas du tout. Eux les 35 heures, ils les font en 1 semaine et demie"
"Combien va encore coûter cette grève à la planète?"
"Ces gévistes sont totalement égoïstes, vis à vis des salariés qui, eux, doivent travailler"
"Les anglais qui etaient dans une situation pire que nous s'en sont sortis. Mme Tatcher n'a pas ceder aux syndicats et Dieux sait qu'ils ont ete virulents. Manifestation
de genre insurrectionel. Greve de la Faim et j'en passe. Elle a mene sa barque quand tout ses allies ont faibli. Resultat elle a brise les syndicats. Il faut faire de
meme maintenant. C'est le premier conflit, si il est bien mene voila une chance historique de se debarasser de ce cancer de la societe Francaise. "
"J'espère que Sarkozy se montrera à la hauteur, je souhaite qu'on soit impitoyable envres les grévistes. Grande est la colère, qu'elle se déchaine sur leurs têtes."
"Marre, marre, marre de ces syndicats rétrogrades et corporatistes y compris les syndicats étudiants. Qui aura le courage d'organiser une contre-manifestation nationale
pour les toutes les réformes comme cela a été fait il y a quelques années pour défendre l'école privée ?"
"y en a marre des syndicats rétrogrades, des pseudo-étudiants de la LCR, des corporatismes publiques aux privilèges d'Ancien Régime! Moi je bosse! j'ai jamais fait grêve
et j'en suis fier!"
"On devrait privatiser totalement la SNCF et le RATP et mettre dehors tous ces fainéants surpayés......qui comprennent enfin ce que c'est que bosser."
"si on aime son travail, il ne sera jamais pénible. Qui soont ses salariés qui se plaignent de leur travail, sont-ils pour leur majorité, obligés de continuer ?
La seule pénibilité d'un conducteur de la SNCF ou RATP plus ceux des Trams est de ne pas s'endormir... Et ça, c'est dur !"
"Ces gens de la SNCF sont des fainéant, un controleur travail 30 minutes durant le trajet Paris-Marseille et le reste du temps , ils lisent, ils téléphonnent,
ils sont au bar...Je suis scandalisé par tous ces égoistes !"
"RAS L'BOL de ces troures de NANTIS et de FAINEANTS. Si le gouvernement veutr montrer qui'il peut prendre l'initiative, qu'il fasse donner la police, piuis l'armée.
Et d'abord SUPPRESSION DE CES SYNDICATS PARASITES dont les grèves ne sont que politiques !"
"Les grévistes, privilégiés en tous genres de la fonction publique et/ou anti-Sarkozystes par principe qui ne peuvent supporter le verdict des urnes, nous prennent
en otage. Pourquoi ne pas s'amuser un peu à leurs dépends, plutôt que de subir passivement leurs brimades? Lancer depuis les étages sur les cortèges de braillards
des petits sacs en plastique remplis de peinture (rouge, bien sûr)? Aucun danger et beaucoup de satisfaction, même à bon compte!"
"honte a ces syndicats qui ne veulent pas plier, mais le feront... Nous irons dans la rue pour leur montrer notre détermination... S'ils ont des enfants, ils auront
un maigre noël, car j'espére qu'ils ne seront pas payés pour leurs jours de gréve.... "
"Travailleurs, travailleuses, forces vives de la France, nous qui faisont vivre tous ces faineants, il est tant de faire la revolution et de creer la Ligue Travailleuse
Revolutionnaire !"
"je ne considère pas riche quelqu'un qui gagne 4000 euros par mois . Je les gagne déjà. Mon épouse aussi, presque. "
"ma fille qui a voului s'opposer au blocage de sa fac à Tours s'est aimablement fait traiter de pute bourgeoise par un étudiant (?) d'une cinquantaine d'années,
il lui a en plus proposé de lui foutre sur la gueule dixit! bravo la démocratie chez les bolchos!"
"Bloquer l'université est le crime le plus atroce que l'on peut faire à une civilization..."
"ils n'ont strictement rien compris ces excités gauchistes pour l'avenir mais veulent-ils vraiment un avenir comme cette étudiante qui ne veut pas un master coca-cola,
mais elle aura forcément besoin d'une entreprise si elle veut avoir un job "
"Les étudiants sont plutôt perturbés par l'esprit contestataire, d'indiscipline et d'irresponsabilité qui est le propre des jeunes gens complexés par ce difficile
passage de l'adolescence à l'âge adulte. "
"Que nos présidents d'université aient le courage d'appeler les forces de l'ordre à la rescousse pour mettre fin aux actions de ces bandes qui déshonorent nos Facultés."
"Une bande de fainéants issue d'une idéologie malfaisante et baptisée pompeusement "étudiants" veut semer la pagaille et le foutoir. Que le gouvernement fasse son
travail et applique la rupture comme il nous l'a promis. Nous débarrasser de cette chienlit dont nous, la France n'avons pas besoin. Nous pouvons nous poser au sujet
de cette bande de parasites la même question qu'Hitler s'était posé au sujet du pape: Combien de divisions?"
"Il serait souhaitable d'utiliser la doctrine stalinienne ,c'est-à-dire d'envoyer dans les goulags ceux qui font obstruction à l'économie comme l'a organisé votre
dictateur communiste. Quand on voit l'impolitesse d'un ouvrier incapable de saluer le représentant de la France ,votre quotient intellectuel me semble particulièrement
bas ,à la limite de la médiocrité. "
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Mercredi 7 novembre 2007
"On risque de se retrouver avec une confrontation dangereuse pour la démocratie et la paix sociale entre la rue et le pouvoir", selon Mamère (AFP)
Le député Verts Noël Mamère, a déclaré mercredi que François Fillon "en rajoute dans la provocation" et veut montrer "qu'il va casser le mouvement social" avant les grèves contre la réforme des régimes spéciaux.
Le Premier ministre "en rajoute dans la provocation vis à vis du mouvement social en disant, "voilà il n'y aura pas de discussion", a déclaré M. Mamère devant l'Association de la presse parlementaire.
M. Fillon "veut exister face à un président omniprésent" et "on existe plus facilement quand on tape du poing sur la table", a-t-il ajouté.
En outre, "fa |